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Fed: Warsh s'engage à débarrasser les Etats-Unis de l'inflation élevée de ces dernières années

Le nouveau chef de la Réserve fédérale américaine (Fed) Kevin Warsh s'engage mardi devant les parlementaires des Etats-Unis à reléguer au passé "les...
Le nouveau président de la Fed Kevin Warsh à Washington, le 17 juin 2026 © Brendan SMIALOWSKI

Le nouveau président de la Fed Kevin Warsh à Washington, le 17 juin 2026 © Brendan SMIALOWSKI

Le nouveau chef de la Réserve fédérale américaine (Fed) Kevin Warsh s'engage mardi devant les parlementaires des Etats-Unis à reléguer au passé "les cinq dernières années" d'inflation élevée.

"Si nous menons la politique adéquate — et nous le ferons — la flambée d'inflation des cinq dernières années appartiendra au passé", va déclarer le banquier central devant une commission de la Chambre des représentants, selon son discours communiqué à l'avance à la presse.

Les membres de la Fed "n'ont pas de tolérance à l'égard d'une inflation durablement élevée", doit également soutenir M. Warsh, qui a prêté serment en mai à la Maison Blanche.

Son audition est prévue à partir de 10H00 (14H00 GMT). Les sénateurs le recevront à leur tour mercredi.

Kevin Warsh sait que les conditions de sa nomination ont pu faire douter de sa détermination à conduire la politique monétaire américaine de manière indépendante.

Donald Trump, qui l'a nommé, ne cache pas attendre de lui des taux d'intérêt plus bas. 

Mais l'inflation est depuis plus de cinq ans au-dessus de l'objectif de la Fed (2%). Elle a tout récemment marqué un rebond spectaculaire à la suite du déclenchement par les Etats-Unis et Israël d'une guerre contre l'Iran, qui a déstabilisé le Moyen-Orient, entraîné un blocage du détroit d'Ormuz et une flambée des prix de l'énergie.

L'indice PCE, privilégié par la banque centrale pour surveiller les prix, était en hausse de 4,1% en mai, au plus haut depuis trois ans. C'est le double de ce que vise l'institution.

L'indice des prix à la consommation (CPI) de juin est publié mardi.

La Fed est chargée de fixer ses taux d'intérêt - qui guident les coûts d'emprunt - de manière à ce qu'un maximum d'Américains puissent avoir un travail dans un environnement peu inflationniste.

Elle n'y a pas touché depuis décembre. Les investisseurs pensent qu'elle pourrait les relever dès septembre pour lutter contre l'inflation.