«La maîtrise de la langue française est un préalable pour s’insérer professionnellement», confient en cœur Catherine Richard et Stéphanie Boussel de l’agence France Travail Bar-le-Duc, toutes deux en charge de l’animation du club allophone qu’elles ont lancé en octobre 2025 à l’occasion de la semaine de l’inclusion. Si des formations FLE (cours de français langue étrangère) portées par la région Grand Est sont organisées deux fois par an dans la ville préfecture de la Meuse à destination d’adultes primo-arrivants hors Union-Européenne, force est de constater qu’elles ne sont pas suffisantes compte tenu du nombre de personnes concernées. C’est d’ailleurs ce qui a motivé les équipes de France Travail de s’engager dans la création du club allophone, une initiative 100% locale. Une première cession avait eu lieu en fin d’année et une seconde se clôturera fin juin.
Des ateliers et des visites de terrain
«L’objectif est de proposer un lieu convivial pour échanger à voix haute avec une seule exigence, parler seulement en français», ajoutent les deux animatrices. Pendant deux mois, huit dates sont programmées autour d’un café pour mieux appréhender les aides numériques, écrire, échanger mais aussi aller à la découverte du territoire. Le 23 avril dernier, les membres du club se sont retrouvés dans les locaux de la coopérative emblématique de la ville, Bergère de France, et le 21 mai prochain, tous iront découvrir les particularités de la ville chef-lieu autour notamment de son quartier sauvegardé. L’approche culturelle est un prétexte à la rencontre et aux discussions. «Notre volonté est de poursuivre cet accompagnement autour d’immersions professionnelles pour favoriser leur insertion», explique Stéphanie Boussel, conseillère entreprises de France Travail. D’ailleurs, parmi les huit premiers membres du club qui ont été accompagnés en 2025, cinq ont trouvé un emploi ou une formation alors que trois autres sont confrontés à des difficultés de mobilité ou encore à une maîtrise insuffisante de la langue française. L’enjeu est de trouver une solution au cas par cas pour ces personnes qui continuent de se fréquenter une fois par mois lors de rencontres proposées par le club allophone, bien décidé à jouer la carte du «lien» sur la durée.