En bref

Le Centre Anti-Poux du Beauvaisis reçoit un Trophée du commerce

Sophie Villiers accueille des enfants et des adultes victimes d’invasions de poux depuis deux ans, dans le seul centre anti-poux de l'Oise. Elle a été honorée dans la catégorie «commerçant entreprenant».

La deuxième édition des Trophées du commerce, portée par la CCI, a consacré dans l’Oise, dans la catégorie «commerçant entreprenant», le Centre Anti-Poux du Beauvaisis. Installée depuis deux ans rue de la Tapisserie à Beauvais, l’entreprise, fondée par Sophie Villiers, apporte une solution efficace aux invasions de poux. «C’est une belle mise en avant, et cela va permettre d’accroître la visibilité de mon activité, qui est encore assez méconnue. Et puis, j’ai été touchée que l’on pense à moi. C’est une façon de dire que ce que je fais compte, que cela a du sens», observe la cheffe d’entreprise.

Si le parcours de Sophie Villiers aux Trophées du commerce s’est arrêté au niveau départemental, l’entrepreneuse ne regrette en rien d’avoir pris part à l’expérience. «C’était intéressant de m’interroger sur mes pratiques, de voir aussi les points d’amélioration. Dans mon cas, cela m’a encouragée à travailler mes réseaux sociaux, ce qui est quelque chose qui sort de ma zone de confort», note-t'elle.

Un service aux familles

Issue du secteur bancaire, Sophie Villiers a décidé de tout quitter il y a deux ans pour mieux concilier ses temps de vie. «L’entrepreneuriat était une évidence, mais je cherchais aussi un projet qui avait du sens, qui apporte un service» explique-t-elle. Par hasard, l’une de ses amies vivant dans le sud de la France lui parle d’un centre anti-poux. «Le concept m’a tout de suite interpellée, j’ai ensuite creusé le sujet», ajoute-t-elle. Après une étude de marché complète, elle se rend compte que les produits habituellement vendus et les remèdes naturels ne sont pas totalement satisfaisants.

Patiemment, en plus d’un accompagnement à la CCI sur le volet entrepreneurial, elle «s’autoforme» sur des volontaires. «La seule technique réellement efficace, c’est le peignage mèche à mèche, avec beaucoup de patience, d’assiduité et un très bon peigne» résume celle qui accueille sur rendez-vous principalement des familles de l’Oise, de la Somme et du Val-d’Oise. Si elle traite 60% d’enfants en bas âge, elle reçoit aussi des adolescents et des adultes. «La propreté des cheveux n’a rien à voir avec la présence ou non de poux. Ces derniers se nourrissent de sang, comme les moustiques. Leur durée de vie n’est que d’un mois, mais ils se reproduisent à une vitesse folle et se transmettent très facilement», indique la professionnelle.

Continuer à se développer

Si la cheffe d’entreprise commence à voir les effets du bouche-à-oreille, elle cherche à accroître encore sa visibilité. «Le potentiel est là, mes clients sont contents, les retours sont bons, mais il est difficile de partir d’une page blanche et de développer une activité méconnue», regrette-t-elle. Heureuse d’apporter un réel service à la population, Sophie Villiers aimerait, à terme, pouvoir recruter et, pourquoi pas, ouvrir un deuxième centre. «J’apporte un vrai service, je suis très fière lorsque, grâce à mon travail, une famille retrouve de la sérénité. Tout ce que je fais a du sens, et ça commence à porter ses fruits. D’ailleurs, certains coiffeurs ou pharmaciens m’envoient des clients. C’est un signal positif, comme le Trophée du commerce», conclut-elle.

Pour Aletheia Press, Diane La Phung