Cette fusion, prévue pour le 1er janvier 2023, devrait se traduire par une baisse conséquente des effectifs puisque la banque annonce 3 700 suppressions nettes de postes entre 2023 et 2025, pour arriver à un réseau unifié de 25 000 collaborateurs et 1 450 agences en 2025 – soit deux fois moins en une douzaine d'années.
En 2013, les deux enseignes comptaient
encore près de 3 200 points de vente pour arriver à 2 100 à fin
2020. 600 agences Société générale ou Crédit du Nord vont donc
être fermées, celles qui, selon la direction du groupe seront
«situées
à proximité les unes des autres dans une même ville»,
qui précise également qu'à terme, cela représente plus de points
de vente pour les clients : «15%
de plus pour les clients Société générale par rapport à 2020 et
près de 3 fois plus pour ceux du Crédit du Nord»...
Si le groupe s'engage à ce que la
fusion soit réalisée «sans
aucun départ contraint»,
il mise sur les reclassements, les mobilités internes et les départs
naturels (1 500 par an d'ici à 2025). Environ 100 millions d'euros
seront consacrés à un plan
pour la formation et l'accompagnement des salariés
qui verront leur métier évoluer.
Le
groupe entend miser sur une augmentation de 15% du nombre de
conseillers dans les centres de relation à distance et une amplitude
d'ouverture des agences plus importante. Le groupe veut accélérer
la transformation digitale de ses clients avec une cible de 30% de
ventes totalement digitales en 2025.
Les
baisses d'effectifs proviendront aussi largement de fermetures des
centres de traitement des opérations bancaires, qui passeront de 24
à 13. La banque aux 10 millions de clients ne disposera plus que
d'un seul siège et d'un système d'informatique unique au premier
semestre 2023.