La délégation régionale a pu constater l'avancement de ce projet d'envergure, dont le financement avait été bouclé en amont pour propulser la scierie vers l'indépendance énergétique. En injectant 18 millions d’euros dans son outil industriel, le groupe dirigé par Grégoire et Marion Juillot ne se contente plus de transformer le chêne : il déploie une filiale dédiée, SRC Énergie, afin de valoriser 100 % de ses sous-produits et de sécuriser ses coûts opérationnels.
La cogénération au service de la souveraineté industrielle
Au cœur de cette mutation, 13 millions d’euros sont dédiés à une unité de cogénération biomasse couplée à une turbine à vapeur. Prévue pour une mise en service à l'été 2026, cette installation produira simultanément chaleur et électricité, permettant d'éviter l'émission de 3 400 tonnes de CO2 par an. Ce dispositif alimentera notamment de nouveaux séchoirs, boostant les capacités de production d'un groupe qui réalise déjà 40 % de son chiffre d'affaires à l'export. L'ambition est d'atteindre une autonomie énergétique totale et revendre l'énergie excédentaire aux entreprises voisines.
Une économie circulaire pour le territoire
Le projet mise également sur la valorisation intégrale de la ressource avec le lancement d'une unité de bûches densifiées. En transformant sciures et plaquettes en combustible haute performance pour les particuliers, SRC optimise chaque mètre cube de bois tout en améliorant la qualité de l'air local. Cette stratégie renforce le poids de la filière bois régionale, forte de 23 500 emplois. En alliant savoir-faire historique et innovation verte, l'entreprise de Saône-et-Loire démontre que l'industrie traditionnelle est le socle d'une croissance durable et souveraine.