Sébastien Lecornu réunit mercredi à Matignon les partis politiques pour les informer de "l'état de la menace et du positionnement de la France" face à la guerre au Moyen-Orient, qui a provoqué une flambée des prix du pétrole. Ce rendez-vous à caractère confidentiel portera sur les "épercussions du conflit sur le territoire national, en matière énergétique et de sécurité, mais aussi à l'extérieur, sur le plan diplomatique et militaire.
Pour éviter des hausses abusives des prix des carburants, Sébastien Lecornu a lancé un "plan exceptionnel de 500 contrôles" des stations-service, dont certaines vont être sanctionnées. Le patron du PS Olivier Faure attend à cette réunion de la "clarté sur les intentions" de la France, pour ne pas que le pays soit "entraîné à l'insu de (son) plein gré dans un conflit qui n'est pas celui (qu'il a) choisi". Il a formulé plusieurs propositions pour contrer la hausse des prix à la pompe dont un chèque énergie pour "les plus vulnérables". LFI réclame elle un blocage des prix et le RN une baisse des taxes.
Conseil de défense
Emmanuel Macron, qui a envoyé plusieurs bâtiments militaires dans la région dans une posture "défensive" de protection des intérêts français et alliés, a convoqué mardi soir un nouveau Conseil de défense. Outre le déploiement de renforts militaires, la France a lancé des opérations de rapatriement de ses ressortissants pris au piège dans les pays du Golfe, et multiplié les initiatives sur le plan énergétique. Le président français s'efforce aussi de peser sur la situation au Liban où la guerre s'est étendue à la suite de frappes contre Israël du Hezbollah pro-iranien. Paris a organisé mardi une réunion des ministres de l'Energie du G7, au lendemain d'un G7 Finances sur le même sujet.
Avec AFP