La 248e session régionale de l’IHEDN a débuté le 17 mars à Belfort avec une journée inaugurale consacrée aux grands défis contemporains. Pendant un mois, les participants suivent un parcours entre plusieurs villes de la région, dont Chalon-sur-Saône, afin d’explorer les questions de défense et de sécurité. Cette première phase a posé les bases d’une réflexion collective, mêlant apports théoriques et observations concrètes.
Les auditeurs ont notamment visité des sites militaires et industriels majeurs. À la base aérienne de Luxeuil, ils ont découvert les missions de l’Armée de l’air et de l’espace et les contraintes opérationnelles liées à la défense aérienne. D’autres visites, comme celle du 35e régiment d’infanterie ou d’un site industriel d’Alstom, ont permis de mieux comprendre l’articulation entre forces armées et tissu industriel régional.
Conférences et dynamique collective
En parallèle, plusieurs conférences ont structuré les échanges. Des experts ont présenté un état des lieux économique régional, les orientations de la loi de programmation militaire et les enjeux budgétaires des armées. Une table ronde a également abordé le rôle de la sous-traitance dans l’industrie de défense. Ces interventions ont offert des repères essentiels pour nourrir les travaux en groupe et favoriser les échanges entre participants.
Cette première semaine a aussi permis de créer une dynamique collective. Les auditeurs ont commencé à travailler en comités et à construire des liens, en vue des prochaines étapes de la formation, notamment une immersion plus intensive prévue à Besançon.
Industrie et souveraineté nationale
La session met en lumière le lien étroit entre industrie et souveraineté nationale. Les visites de sites industriels stratégiques illustrent le rôle clé des entreprises dans le maintien des capacités de défense. La production locale, la maîtrise des technologies et la solidité des chaînes d’approvisionnement apparaissent comme des leviers essentiels pour garantir l’autonomie stratégique. Dans ce contexte, la coopération entre acteurs publics et privés s’impose comme un enjeu central pour répondre aux défis sécuritaires actuels.