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Il n'y aura pas de "réforme Geffray", promet le ministre de l'Education

Le ministre de l’Éducation Édouard Geffray promet qu'il n'y aura pas de "réforme Geffray" et affirme qu'il n'annoncera "aucune grande réforme à la rentrée prochaine"...
Le ministre de l'Éducation Édouard Geffray à Paris le 25 mars 2026 © Ludovic MARIN

Le ministre de l'Éducation Édouard Geffray à Paris le 25 mars 2026 © Ludovic MARIN

Le ministre de l’Éducation Édouard Geffray promet qu'il n'y aura pas de "réforme Geffray" et affirme qu'il n'annoncera "aucune grande réforme à la rentrée prochaine", dans une interview à l'AEF mardi.

"Ma boussole est de redonner une forme de sérénité à l'école (...) C'est pourquoi il n'y aura pas de +réforme Geffray+ et je ne souhaite pas étouffer les personnels sous un flot d'annonces et de mesures, mais leur donner un cap collectif", a-t-il déclaré, six mois après sa nomination.

"Je peux dire dès à présent que je n'annoncerai aucune grande réforme à la rentrée prochaine, que les organisations syndicales ne découvriront pas au dernier moment des nouveautés et que la circulaire de rentrée sera publiée dès le mois de mai prochain et sera très courte", a poursuivi l'ancien directeur général de l’enseignement scolaire (Dgesco) de 2019 à 2024.

Depuis sa nomination en octobre, Édouard Geffray s'est régulièrement inquiété de la baisse de la démographie - jusqu'à 1,7 million d'élèves en moins d'ici 2035 selon des projections du service statistiques du ministère - et prévenu qu'il y aurait des fermetures de classes.

"Il faut renverser la logique qui a prévalu jusqu'à présent, qui consistait à partir de la loi de finances pour répartir les moyens. Nous devons désormais partir des besoins du terrain pour déterminer les moyens à inscrire dans la loi de finances", a-t-il redit à l'AEF.

Selon lui, "on pourrait imaginer que le Parlement fixe comme règle de ne pas dépasser un seuil maximal de suppressions de postes, par rapport à ce qu'imposerait la baisse démographique" et "fixer ce taux à 50% sur les cinq prochaines années".

Il a également lancé en décembre un plan "collèges en progrès" à partir de la rentrée prochaine, pour environ 750 établissements où plus de 40% des élèves ont moins de 8 sur 20 en français au brevet. Ce plan de formation des enseignants, d'accompagnement pédagogique ou social "devrait produire ses premiers effets en 2029".

Début avril, il a annoncé la création d'un concours général des collèges en 2027, inspiré du prestigieux concours général des lycées.