Chambre interdépartementale des notaires de la Cour d’appel de Nancy
Immobilier : le neuf s’effondre, l’ancien retrouve (un peu) des couleurs en Meurthe-et-Moselle
À l’occasion des 3 jours du logement, la Chambre interdépartementale des notaires de la Cour d’appel de Nancy a fait un point sur le marché en Meurthe-et-Moselle. Si une légère reprise s’amorce, elle bénéficie majoritairement à l’ancien. Le neuf, lui s’effondre littéralement !
Le neuf s’effondre, l’ancien reprend timidement, jusqu’à quand ? C’est ainsi que l’on peut résumer l’état du marché de l’immobilier en Meurthe-et-Moselle suite à la présentation, mi-décembre, des statistiques issues de l’Observatoire régional du marché de l’immobilier de la Chambre interdépartementale des notaires de la Cour d’appel de Nancy. Une présentation liée à l’opération nationale des 3 jours du logement organisés par les Notaires de France.
Sur un an (du 1er octobre 2024 au 30 septembre 2025), le volume de ventes des appartements anciens a connu une hausse de +6,9% avec 3 880 transactions. La vente de maisons anciennes a augmenté de +4,7% avec 5 340 ventes. Dans le même temps, les appartements neufs chutent de 21% avec 460 ventes.
«C’est une mort clinique du neuf ! Les volumes se sont littéralement effondrés et actuellement des programmes qui étaient commercialisés sont aujourd’hui à l’arrêt», assurent Dominique Bravetti, notaire à Vandœuvre-lès-Nancy et Damien Gegout, notaire à Nancy, tous deux membres de l’Observatoire régional du marché de l’immobilier de la Chambre interdépartementale des notaires de la Cour d’appel de Nancy.
Disparités territoriales fortes
Un état de fait général qui s’explique principalement par la fin des différents avantages fiscaux liés à l’immobilier neuf ! «Il est certain qu’aujourd’hui la tendance n’est plus à soutenir le neuf mais à rénover l’ancien».
Une rénovation de l’ancien de moins en moins présente surtout depuis l’annonce de l’arrêt (temporaire) du guichet de MaPrimeRénov’.
«Y a-t-il une volonté politique réelle de faire de la France un pays de propriétaires», s’interroge Dominique Bravetti.
Côté prix, le prix de vente médian pour une maison ancienne affiche les 174 000 euros (en hausse de +15%). Le prix de vente au m² médian pour les appartements anciens affiche les 1 860 euros (en légère baisse de -0,7%) et celui pour les appartements neufs stagne à 3 880 euros sans baisse ni augmentation.
Les disparités territoriales demeurent fortes ! «Il n’y a pas un marché de l’immobilier mais des marchés de l’immobilier».
Nancy et son agglomération, sa seconde couronne et le bassin de Longwy du fait de sa proximité avec la frontière luxembourgeoise s’affichent comme les trois principaux territoires tirant le marché. «La moitié des transactions sont réalisées sur Nancy et son agglomération».
Pour prendre juste l’exemple des appartements anciens, les prix médians varient de 2 230 m² à Nancy à 860 euros le m² à Jœuf en passant par 1 820 euros le m² à Longwy et 1 040 euros à Lunéville.
«Globalement, la reprise constatée est fragile mais malgré le contexte général anxiogène, on remarque que les gens sautent tout de même le pas de l’achat immobilier. Il n’en demeure pas moins qu’à tout moment, tout peut s’arrêter !».
Une
reprise bien fragile...
Marché
tertiaire : focus à venir
Si
l’Observatoire régional de l’immobilier de la Chambre
interdépartementale des notaires de la Cour d’appel de Nancy se
focalise sur le marché de l’immobilier résidentiel, le marché du
tertiaire pourrait faire prochainement l’objet d’une étude de la
part des notaires. «Le
marché du tertiaire affiche une certaine dynamique, il serait
intéressant de réellement l’analyser»,
assure Damien Gegout, notaire à Nancy.