En bref
Économie

Indicateurs économiques : La Meuse particulièrement résiliente

La Banque de France en partenariat avec l’Urssaf, la Direction départementale des Finances publiques et la MSA, ont présenté, le 7 octobre, les résultats de leurs différentes enquêtes dans les locaux de Meuse Attractivité. Et contre toute attente, le département rural résiste mieux que la moyenne régionale. 

L’exercice était attendu des acteurs économiques. Si la Banque de France présente deux fois par an les principales données économiques avec des résultats nationaux et régionaux, ce sont bien les données meusiennes qui sont particulièrement précieuses à l’heure où le nombre de défaillances augmente avec de tristes records dans ce petit département rural. L’optimisme est toutefois de mise avec une hausse marquée des créations pour un delta de +232 entreprises pour l’année 2025. Concernant les indicateurs financiers, l’encours de crédit est à la baisse même si les emprunts à très court terme repartent à la hausse, laissant présager des tensions sur les trésoreries. Dans ce contexte incertain, le taux de marge brute moyen progresse globalement, sauf pour le bâtiment en décrochage depuis 2024. La solidité des entreprises meusiennes se vérifie avec une stabilité depuis cinq ans du poids des fonds propres évalués à 46 jours de chiffre d’affaires. Du côté des cotations Banque de France (entreprises de plus de 1,25 million d’euros de chiffre d’affaires), les indicateurs sont au vert avec 63% d'entreprises qui obtiennent une évaluation excellente à satisfaisante, suivant la moyenne régionale. La différence vient des sociétés fragilisées, moins nombreuses en Meuse traduisant une «économie résiliente», selon Cyrille Sardo, le directeur départemental de la Banque de France, qui ajoute qu’il n’y a pas d’alerte en Meuse, mais «une inquiétude sur le secteur agricole».

Exception meusienne en termes d’effectifs salariés

Du côté de l’Urssaf Lorraine, Nicolas Demesse a décrypté les indicateurs liés aux effectifs salariés (arrêtés fin juin 2026). Si un recul sur un an est observé sur la Lorraine, «la Meuse suit cette même tendance, mais s’en sort mieux» que les autres départements plus fragilisés à l’image des Vosges ou de la Meurthe-et-Moselle. Alors que la construction, les services et le commerce sont les trois secteurs les plus impactés avec une baisse toutefois moins marquée, l’industrie (+50 postes), l’intérim (hausse de 2,9% quand le Grand Est affiche une baisse de 3,5%) et l’hôtellerie-café-restauration progressent, une exception bien meusienne dans un paysage régional ou national moins favorable. Des résultats issus de données qui présentent le département de la Meuse comme un territoire qui résiste mieux qu’ailleurs à l’automne 2026. Reste à savoir si cette résilience se poursuivra en 2027.