Selon Isabelle Letrillart, vice-présidente du Conseil départemental, en charge de l'Insertion et du retour à l’emploi, de la famille et de la protection de l’enfance, cette politique proactive poursuit deux objectifs principaux : «L’accompagnement des jeunes majeurs vers l’autonomie est une priorité pour notre collectivité. Depuis 2015, notre département a redoublé d’efforts pour éviter les sorties sèches et offrir plusieurs alternatives adaptées à leurs besoins.» Outre ces initiatives, le département propose depuis 2017 le contrat jeune majeur, permettant aux jeunes encore en formation ou en cours d’insertion de bénéficier d’un suivi jusqu’à leurs 21 ans, voire plus longtemps en cas de prolongation. La possibilité leur est également donnée de réintégrer le dispositif en cas de rupture ou de refus, tant qu’ils sont sans ressources et sans soutien familial.
Favoriser l’autonomie des jeunes majeurs
À cela s’ajoutent plusieurs dispositifs d’hébergement, comme l’Inter-Médiation Locative (IML), la pension de famille ou encore le service autonomie, pour accompagner ces jeunes vers une vraie autonomie. Pourtant, malgré ces efforts, une minorité seulement, environ 5 à 6 jeunes par an, choisit délibérément de refuser l’accompagnement proposé. Un témoignage récemment relayé par la presse illustre cette réalité, mais l’instance départementale rappelle que le droit au retour reste toujours ouvert : «Tant qu’il n’a pas atteint ses 21 ans, un jeune peut revenir sur sa décision et bénéficier à nouveau de l’aide», insiste la vice-présidente.
Concrètement, ce dispositif témoigne de la volonté du conseil départemental de l’Aisne de soutenir les jeunes dans leur parcours vers l’autonomie, tout en respectant leur liberté de choix. Comme le souligne Isabelle Letrillart, «laisser entendre le contraire est erroné et nie le travail quotidien des élus et des agents qui œuvrent concrètement pour ces jeunes».