En bref
Enseignement supérieur

L'EM Normandie repense son Programme Grande École

L’EM Normandie restructure en profondeur son Programme Grande École en intégrant un Bachelor diplômant de niveau bac+3, suivi d’un cycle Master bac+5. Cette architecture, inédite en France, vise à clarifier les parcours post-bac dans un marché de l’enseignement supérieur jugé de plus en plus complexe pour les familles et les étudiants. Ce nouveau modèle sera déployé dès septembre 2026 pour les nouveaux entrants, avec une logique de progression par étapes et de diplomation intermédiaire.

© EM Normandie.

© EM Normandie.

Concrètement, l’école de management propose désormais un continuum structuré en deux temps : un Bachelor Grande École visé bac+3, conférant le grade de licence, puis un Master Grande École visé bac+5. L’objectif est de sécuriser les trajectoires académiques tout en facilitant la lisibilité des cursus, dans un environnement où les choix d’orientation post-bac se multiplient et où les écarts de reconnaissance entre formations restent significatifs.

Le dispositif s’appuie sur une entrée unique via Parcoursup et le concours SESAME, avec un premier cycle pluridisciplinaire destiné à consolider le projet professionnel des étudiants. L’établissement met également en avant un accompagnement renforcé vers l’insertion professionnelle dès la sortie du Bachelor, dans un contexte de tension sur certains segments du marché de l’emploi des jeunes diplômés.

Une réforme au service de la compétitivité des grandes écoles

Au-delà de l’innovation pédagogique, la réforme s’inscrit dans une logique de compétitivité pour les grandes écoles françaises, confrontées à une concurrence internationale accrue. En s’alignant sur les standards européens LMD et en sécurisant la reconnaissance des diplômes via un partenariat universitaire pour le grade de licence, l’EM Normandie renforce son positionnement dans un secteur de l’enseignement supérieur devenu stratégique pour l’attractivité économique et la formation du capital humain. Cette évolution illustre plus largement la montée en puissance des logiques de professionnalisation et d’employabilité dans les cursus, au service des besoins des entreprises et des territoires.