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L'Esigelec fête ses 125 ans

À l’occasion de ses 125 ans, l’Esigelec fait évoluer son Programme Grande Ecole pour répondre aux mutations technologiques et aux besoins des filières industrielles, notamment du nucléaire.

© Esigelec

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L’ESIGELEC souffle ses 125 bougies ! Un cap pour l’école d’ingénieurs, située à Saint-Étienne-du-Rouvray. 

Depuis sa création en 1901, l’Esigelec «accompagne les grandes transformations scientifiques, technologiques et industrielles». Et, en 125 ans, les métiers d'ingénieur et les besoins des entreprises ont profondément évolué. Mais, l’école conserve la même ambition : « continuer à former des ingénieurs capables de répondre aux défis de demain ».

Et, les défis d'aujourd'hui et de demain sont nombreux : intelligence artificielle, cybersécurité, électronique, robotique, automatisation, énergie et systèmes embarqués... « Aujourd’hui, notre rôle est d’anticiper les grandes transformations qui arrivent, d’adapter nos formations et de donner à nos étudiants les compétences pour y prendre toute leur place. Cela passe aussi par un lien étroit avec les entreprises et par une attention constante aux besoins qui émergent », souligne Jean Le Guen, directeur général de l’Esigelec. 

La relance du nucléaire 

Parmi les autres défis, la relance du nucléaire s'est imposée comme sujet central de la soirée d'anniversaire de l'école d'ingénieurs. Une table ronde a permis des regards croisés sur les besoins de la filière mais a surtout mis en lumière l'importance de la pluridisciplinarité. 

« Les grands projets industriels ne reposent pas sur une seule technologie. Ils nécessitent des compétences multiples et complémentaires. C’est précisément le rôle d’une école d’ingénieurs comme l’Esigelec que de créer ces passerelles entre les disciplines et entre le monde académique et industriel», précise Jean Le Guen.

Transformation du Programme Grande Ecole

Cette pluridisciplinarité, l'Esigelec la transpose dans ses formations. L'école d'ingénieurs poursuit la transformation de son Programme Grande Ecole, avec une volonté de «renforcer la flexibilité et la personnalisation des parcours, tout en conservant les fondamentaux d’une formation généraliste exigeante» . Pour faire écho à la table ronde, l'école «renforce ses enseignements dans le domaine du nucléaire, avec plus de 230 heures d’enseignements spécialisés pour les élèves ingénieurs de 4e et 5e année».

Cette évolution s’inscrit toujours dans la même ambition : «former des ingénieurs qui maîtrisent les technologies, mais qui savent aussi les mettre au service des grands enjeux de notre société », note Jean Le Guen.

Créée à Paris en 1901 par l’ingénieur et enseignant Alexandre Charlia, l’École pratique d’électricité industrielle mise dès l’origine sur l’alliance entre excellence scientifique et enseignement pratique. Elle s’installe à Rouen en 1978 pour accompagner le développement industriel normand, puis devient officiellement l'Esigelec en 1980. Pionnière de l’apprentissage dès 1997, elle accueille aujourd’hui près de 2 000 étudiants à Rouen et à Poitiers, du Bachelor au bac+6.