En bref

L'inflation au plus haut depuis près de trois ans aux Etats-Unis

L'inflation déraille une nouvelle fois mardi aux États-Unis pour atteindre un plus haut en près de trois ans reflétant l'envolée des prix à la pompe mais aussi...
Station-essence Shell à Houston, au Texas, le 29 avril 2026 © RONALDO SCHEMIDT

Station-essence Shell à Houston, au Texas, le 29 avril 2026 © RONALDO SCHEMIDT

L'inflation déraille une nouvelle fois mardi aux États-Unis pour atteindre un plus haut en près de trois ans reflétant l'envolée des prix à la pompe mais aussi une nette hausse des courses alimentaires.

A 3,8% sur un an en avril, l'indice des prix à la consommation (CPI) connaît son rythme le plus élevé depuis mai 2023.

En comparaison, il augmentait de 3,3% en mars et 2,4% en février. 

L'essence pèse lourdement (+28,4% sur un an), mais les hausses de prix sont répandues dans le reste de l'économie, des loyers aux billets d'avion.

Après un répit en mars, le prix des courses alimentaires a rebondi en avril (+0,7% sur un mois). 

Cette hausse "semble liée à l'énergie", avec des producteurs qui répercutent les surcoûts qu'ils subissent, estime Samuel Tombs, de Pantheon Macroeconomics, dans une note. 

Au pays des burgers, la viande bovine figure parmi les produits dont le coût affole les consommateurs-citoyens à l'approche des élections de mi-mandat, qui se tiendront en novembre. 

En avril, il fallait débourser 16,1% de plus qu'un an plus tôt pour un steak de boeuf, 14,5% de plus pour de la viande hachée.

Les signes d'accalmie sont rares, chez les concessionnaires par exemple (-2,7% sur un an pour les véhicules d'occasion).

L'opposition blâme Trump

"Pour la première fois depuis trois ans, l'inflation va plus vite que les hausses de salaires. C'est un coup dur pour les ménages des classes moyennes et populaires", relève Heather Long, économiste de la banque Navy Federal Credit Union.

Le président "Donald Trump avait promis de faire baisser les prix +dès le premier jour+ (de son mandat en janvier 2025, NDLR). Au lieu de cela, il ne cesse de les faire grimper", tempête de son côté la sénatrice démocrate Elizabeth Warren.

Elle voit dans l'inflation actuelle une conséquence directe des décisions personnelles du chef de l'Etat, qui frappe les importations de multiples droits de douane et est entré en guerre contre l'Iran au côté d'Israël.

Dans les stations-service, l'effet de la guerre au Moyen-Orient a continué à se faire sentir en mai.

Un gallon (près de 3,8 litres) d'essence ordinaire coûte actuellement en moyenne 4,50 dollars, contre environ 3 dollars juste avant la guerre, selon les relevés de l'association automobile américaine (AAA), qui font référence.

La guerre déclenchée le 28 février semble dans une impasse et les cours du pétrole restent ancrés au-dessus de cent dollars le baril.

Le gouvernement de Donald Trump assure que les perturbations économiques sont temporaires pour les Américains.