Mettre en avant une dynamique collective au service de l’intégration professionnelle des personnes primo-arrivantes, en situation régulière. C’est tout l’enjeu de la signature de la convention cadre qui a réuni, à Bar-le-Duc, le 5 octobre, dans les locaux de l’accueil des jeunes, la préfète de la Meuse, la directrice territoriale de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) en Lorraine, mais aussi les membres du réseau pour l’emploi. Cette déclinaison locale d’un accord national vient formaliser des habitudes de travail en réseau, déjà bien réelles dans ce département rural. D’ailleurs, 65% des primo-arrivants sont d’ores et déjà inscrits à France Travail alors que les autres sont suivis par les missions locales ou Cap emploi. «Des outils spécifiques se sont développés avec une offre de service, des conseillers identifiés autour d’un accompagnement individualisé, mais aussi des actions collectives comme le club allophone de l’agence France Travail de Bar-le-Duc», se réjouit Viviane Guéry, la directrice départementale de France Travail. Au 30 septembre, 2 483 bénéficiaires ont été recensés et accompagnés par l’OFII en Lorraine, dont 174 Meusiens qui ont signé un contrat d’intégration républicaine.
L’intégration en ligne de mire
Évaluation linguistique, cours de français, formation civique… rien n’est laissé au hasard. Et pour cause, si la maîtrise de la langue est indispensable pour travailler, d’autres éléments sont à prendre en compte pour faciliter l’accès aux droits, à l’emploi, au logement, à la langue française et à la vie sociale des personnes étrangères primo-arrivantes. Et pour illustrer les actions portées sur le territoire tout au long de l’année, cette sixième édition est rythmée en Meuse par des visites de site historique comme le Fort de Vaux qui vient de rouvrir ses portes ou encore des entreprises à l’identité meusienne marquée avec les dragées Braquier de Verdun ou encore Bergère de France à Bar-le-Duc. «C’est une opportunité pour changer le regard sur les questions migratoires au service du vivre-ensemble», estime la préfète qui rappelle «les résultats probants en Meuse avec des sorties positives (vers l’emploi) de 15 points au-dessus de la moyenne Lorraine, un chiffre à replacer dans la réalité de l’économie meusienne particulièrement résiliente».