Les Etats-Unis et l'Iran se sont mis d'accord pour un cessez-le-feu de deux semaines en échange d'une réouverture du détroit d'Ormuz, un peu plus d'une heure avant l'expiration de l'ultimatum de Donald Trump, qui menaçait de détruire la République islamique. Après plus de cinq semaines de frappes israélo-américaines sur l'Iran, Téhéran a expliqué mercredi 8 avril à l'aube que des pourparlers se dérouleraient à partir de vendredi avec Washington. Ils auront lieu au Pakistan, médiateur clé dans la guerre au Moyen-Orient.
Un peu plus tard, Donald Trump a jugé que l'accord sur l'Iran était une "victoire totale et complète", ajoutant que, d'après lui, la Chine avait incité l'Iran à négocier. Téhéran a transmis une proposition en dix points qui "constitue une base viable pour négocier". De leur côté, les dirigeants iraniens ont confirmé qu'ils acceptaient de rouvrir "pendant une période de deux semaines" le détroit d'Ormuz si les attaques contre l'Iran cessent, a écrit sur X le ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi.
Israël exclut le Liban du cessez-le-feu
De son côté, Israël a dit soutenir la décision de Donald Trump de suspendre les frappes contre l'Iran, mais a assuré que la trêve n'incluait pas le Liban. Cette affirmation contredit une annonce faite plus tôt par le Premier ministre pakistanais, Shehbaz Sharif, assurant que le cessez-le-feu s'appliquait partout, y compris au Liban et ailleurs.
L'annonce d'un accord entre Washington et Téhéran a été extrêmement bien accueillie sur les marchés : les cours du pétrole ont ainsi rapidement baissé de plus de 15%, repassant sous les 100 dollars (85 euros) le baril, et les Bourses de Tokyo et Séoul s'envolaient respectivement de 4% et 6% à l'ouverture.
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