Du vert sur une des plus belles places du monde ! Le Jardin Éphémère de la place Stanislas de Nancy, classée au patrimoine mondial de l’Unesco, tient sa 23e édition jusqu’au 1er novembre.
Ce jardin s’affiche comme la vitrine du savoir-faire des jardiniers de la cité ducale et permet d’aborder des thématiques liées à l’écologie urbaine.
Cette année, il rend hommage au maître verrier nancéien Émile Gallé (dont une exposition «L’étrange cas de Monsieur Gallé» est programmée du 21 octobre 2026 au 28 février 2027 au Musée des Beaux-Arts de Nancy).
Quatorze scènes végétales rythment les quelque 3 000 m² de cette exposition végétale en plein air.
À ne pas manquer
Une entrée scénographiée avec la réutilisation du pavillon dit «de la graine», enrichi d’œuvres en verre.
Un escalier panoramique offrant une vue sur l’Hôtel de Ville, des plans inclinés végétalisés et une enfilade de bassins.
Une scène forestière autour de la phrase d’Émile Gallé «Ma racine est au fond des bois», inscrite au cœur d’un décor de végétaux de sous-bois (fougères, hostas…).
Une succession de bassins et de jeux d’eau (colonnes d’eau tourbillonnantes, jets d’eau dans des pots en terre cuite…).
Un univers consacré à la terre, structuré par un tunnel métallique. Le visiteur circule sous des pots colorés et des décors végétalisés (potager, fruitiers palissés, espaces conviviaux).
Un univers du bois proposant des plantes de sous-bois, des bassins en forme de feuilles de marronnier, des conifères ponctués de mobiliers innovants et immersifs.
Un pavillon dédié au verre, associant miroirs, lames d’eau et exposition d’œuvres, dans une ambiance végétale aux tonalités blanches et bleutées.
Une scène autour du fer, composée d’une serre à l’esthétique patinée, accompagnée de massifs de graminées et de structures métalliques évoquant des végétaux.
«Les matières utilisées par Émile Gallé dans ses œuvres, la terre, le verre, le bois ou le métal façonnent le paysage de ce 23e jardin éphémère. À chaque fois, l’univers Gallé donne vie à des associations de plantes, des successions de bassin d’eau, des structures légères comme l’air ou des photographies et des sons comme autant de miroirs tendus aux inspirations du maître nancéien», assurent les équipes de la ville.
Contexte oblige, le jardin s’est adapté à l’alerte sécheresse en cours avec une interdiction d’arrosage du gazon et une restriction horaire pour les plantes. L’eau provient de cuves de récupération.
Une pause végétale bienvenue dans un monde de brutes !
L’an passé, 500 000 visiteurs avaient déambulé dans les allées de ce jardin pas comme les autres.