Sauvegarder l'article
Identifiez vous, pour sauvegarder ce article et le consulter plus tard !

Apprentissage

La filière horlogère de Bar-le-Duc lance un appel aux maîtres d’apprentissage

Le 7 février prochain, le plateau technique de la classe d’horlogerie de Bar-le-Duc ouvrira ses portes aux curieux. Inaugurée en septembre dernier, la nouvelle offre d’alternance prépare dès à présent la prochaine rentrée en lançant un appel aux maîtres d’apprentissage.

© Johann Marin-Thierry. La section horlogère de Bar-le-Duc ouvrira ses portes le 7 février prochain.
© Johann Marin-Thierry. La section horlogère de Bar-le-Duc ouvrira ses portes le 7 février prochain.

Depuis la rentrée de septembre, la nouvelle section horlogère créée à Bar-le-Duc, dans le lycée Saint-Louis accompagne six apprentis en partenariat avec le Campus des métiers Saint-Nicolas. «Les premiers mois se passent très bien et nous avons pu établir un vrai dialogue entre les jeunes, les maîtres d’apprentissage et l’école. C’était d’ailleurs notre volonté de créer du lien pour faire progresser les alternants», confie avec enthousiasme Samuel Pasquier, à l’origine du projet et également président de l’association L’Horlogerie des Ducs. D’ici quelques jours, le professionnel va inscrire trois de ses alternants au concours du meilleur apprenti de France (MOF) avec la conviction qu’il est indispensable «de ne pas manquer cette opportunité» et heureux de constater la mobilisation des maîtres d’apprentissage. Seule offre horlogère du Grand Est, l’école de Bar-le-Duc commence à se faire un nom. «On parle de nous ce qui nous réjouit, mais nous oblige aussi. Nous n’avons pas le droit à l’erreur», estime le professionnel meusien.

© Alexandra MARQUET. Trois des apprenants vont participer au concours du meilleur apprenti de France.

7 février : l’opération Portes Ouvertes

Alors pour mieux faire connaître cette nouvelle formation post-bac, le plateau technique accueillera le grand public le 7 février prochain lors de l’opération Portes ouvertes organisée par l’ensemble Jean-Paul II. L’occasion de découvrir la richesse des équipements et de mieux connaître les spécificités de ce cursus post-bac. «Nous avons la possibilité de signer des conventions pour accueillir des jeunes qui souhaiteraient assister à une heure de cours pour conforter leur choix, et nous en avons déjà accueillis», ajoute Samuel Pasquier, qui vient de lancer un appel officiel aux maîtres d’apprentissage pour la rentrée prochaine, sachant que deux classes seront ouvertes avec des alternants pour le CAP et le Brevet des métiers d’art -BMA (voir encadré). Alors pour convaincre les professionnels de s’engager, il rappelle que, contrairement aux idées reçues, «tout le monde à y gagner. Les apprentis nous apportent une vision nouvelle, un coup de main mais nous permettent aussi de prendre le recul nécessaire pour interroger nos pratiques. N’oublions pas que les apprentis seront les professionnels de demain et que nous en avons besoin pour l’avenir du métier et les futures reprises de nos entreprises». Le message est désormais passé.

Réforme des diplômes 
L’Éducation nationale prévoit de remplacer en partie le parcours actuel en deux fois deux ans : CAP (certificat d’aptitude professionnelle), puis brevet des métiers d’art (BMA) par la création d’un cycle de trois ans appelé BNMA (Brevet national des métiers d’art). La formation dérogatoire, post-bac de Bar-le-Duc sera-t-elle impactée ? Rien n’est sûr à ce jour. Seule certitude, il faudra des maîtres d’apprentissage pour accompagner les apprentis.