En bref

La filière nucléaire en Bourgogne-Franche-Comté face à ses besoins de recrutement

La Bourgogne-Franche-Comté, territoire historique de l’industrie nucléaire, se prépare à un renfort massif de ses effectifs. D’ici 2035, près de 10 000 embauches par an sont attendues, principalement dans des métiers techniques en tension.

© Framatome - La forge du Creusot.

© Framatome - La forge du Creusot.

La Saône-et-Loire et ses environs abritent plusieurs sites stratégiques du nucléaire, de Chalon-sur-Saône au Creusot-Montceau, avec plus de 23 000 salariés fin 2020. Aujourd’hui, face à la mise en œuvre des projets gouvernementaux jusqu’en 2038, la demande dépasse l’offre dans certains métiers. Chaudronniers, soudeurs, tuyauteurs ou techniciens de maintenance peinent à se renouveler. Ces professions manuelles représentent les deux tiers des besoins régionaux, tandis que les postes de cadre restent plus facilement pourvus. Le secteur attire néanmoins par des CDI majoritaires et des salaires supérieurs à la moyenne industrielle.

La relance du nucléaire français et ses besoins en compétences

La politique énergétique nationale prévoit la construction de nouveaux réacteurs et la modernisation des installations existantes pour répondre aux objectifs climatiques et sécuriser l’approvisionnement électrique. Cette relance exige une montée en compétences massive, en particulier dans les métiers techniques et de maintenance, mais aussi dans les fonctions liées à la qualité et au contrôle non destructif. La filière doit attirer de jeunes talents et diversifier ses profils pour assurer la continuité des savoir-faire et le développement des nouvelles technologies.

Des formations pour répondre aux tensions

Pour pallier la pénurie, les acteurs de la filière misent sur la formation et l’ouverture à des profils variés, du baccalauréat aux personnes sans diplôme. La semaine des métiers du nucléaire, organisée chaque année, permet de sensibiliser les jeunes et de promouvoir l’emploi féminin, encore minoritaire avec 23% de représentativité. France Travail et les entreprises locales multiplient les initiatives pour moderniser l’image du secteur et préparer le terrain aux recrutements massifs attendus dans la décennie à venir.