En bref

La plainte d'Eric Ciotti contre le ministre des Transports classée

La Cour de justice de la République a classé la plainte déposée par le maire de Nice Eric Ciotti à l'encontre du ministre des Transports, Philippe Tabarot, pour menace et injure publique, a-t-elle indiqué jeudi...
Eric Ciotti, maire de Nice et président du groupe parlementaire UDR, à l'Assemblée natioinale, le 30 juin 2026 à Paris © Kenzo TRIBOUILLARD

Eric Ciotti, maire de Nice et président du groupe parlementaire UDR, à l'Assemblée natioinale, le 30 juin 2026 à Paris © Kenzo TRIBOUILLARD

La Cour de justice de la République a classé la plainte déposée par le maire de Nice Eric Ciotti à l'encontre du ministre des Transports, Philippe Tabarot, pour menace et injure publique, a-t-elle indiqué jeudi, confirmant une information du journal Nice-Matin.    

M. Ciotti avait dénoncé à la justice des propos proférés, selon lui, par M. Tabarot (LR), qui l'aurait menacé de le "faire disparaître" en lui "envoyant des Géorgiens", avait indiqué l'élu UDR sur X en juin.

La commission des requêtes près la Cour de justice de la République (CJR) a procédé au classement "en l'état des seuls éléments contenus dans la plainte, qui n'est accompagnée d'aucune pièce qui soit de nature à conforter les allégations qu'elle contient" selon les termes de la décision, a précisé à l'AFP le parquet général près la Cour de cassation, qui fait office de ministère public auprès de la CJR.

La Cour de justice de la République juge les membres du gouvernement pour des actes commis dans l'exercice de leurs fonctions.

Le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, avait confirmé à l'AFP avoir reçu "un signalement" et affirmé rester "dans l'attente d'une plainte éventuelle pour apprécier la suite à donner".

L'échange musclé entre les deux hommes, selon Le Canard enchaîné qui a révélé l'information, a eu lieu mi-juin, lors de la visite du président indien Narendra Modi et du président Emmanuel Macron au salon Bharat Innovates à Nice.

Dans une lettre au Premier ministre, qu'il a postée sur le réseau X, Eric Ciotti dénonçait des "comportements d'une gravité exceptionnelle" et demandait à Sébastien Lecornu de "mettre fin aux fonctions ministérielles de Monsieur Philippe Tabarot".

"Monsieur Tabarot m'a interpellé publiquement et m'a déclaré qu'il allait +me faire disparaître+ en m'+envoyant des Géorgiens+. Ces propos, constitutifs de menaces avec préméditation au sens de l'article 222-17 du Code pénal, ont été tenus sans aucune provocation de ma part, devant plusieurs témoins", avait écrit M. Ciotti, ajoutant que le ministre l'aurait aussi traité publiquement de "nabot".

Une version contestée par l'entourage de M. Tabarot, qui avait indiqué à l'AFP que "le ministre a répondu dans le cadre d'un échange personnel avec Eric Ciotti, qu'il connaît depuis 30 ans, à une énième provocation de celui-ci, qui, en marge du déplacement du président (Macron), lui a indiqué +vouloir (le) faire disparaître du Sénat+ et maintenant du gouvernement".