En bref

La Saône-et-Loire mobilise 6,2 millions pour sécuriser un axe majeur

Le département de Saône-et-Loire engage 6,2 millions d’euros pour réhabiliter le pont de Bragny-sur-Saône, un axe routier structurant fragilisé par le temps. Ce chantier s’inscrit dans un contexte national marqué par le vieillissement des infrastructures et des besoins croissants en investissements.

© Département de Saône-et-Loire.

© Département de Saône-et-Loire.

Le pont de Bragny-sur-Saône, construit en 1950, fait l’objet d’une vaste opération de rénovation financée entièrement par le département. Emprunté chaque jour par environ 1.380 véhicules, cet ouvrage constitue un point de passage clé du réseau local. Les diagnostics techniques ont révélé des fragilités importantes, liées notamment à l’usure des matériaux et à la dégradation de plusieurs éléments essentiels. Le projet prévoit une remise à niveau complète de la structure afin de garantir la sécurité et la pérennité de l’ouvrage. Le chantier, lancé en octobre 2025, doit s’achever à la mi-février 2027. D’une durée de 17 mois, il entraîne la fermeture temporaire de la RD 111 et des interruptions ponctuelles du réseau de fibre optique. La maîtrise d’œuvre a été confiée à l'entreprise régionale PMM Synergies et Solutions, basée à Dole (Jura).

Des travaux contraints par les aléas

Dans le même département, le pont de la Loire à Iguerande illustre les difficultés rencontrées sur ce type de projets. Fermé en urgence en septembre 2025 après la détection d’une érosion menaçant sa stabilité, il fait l’objet d’interventions complexes. Les travaux ont été retardés à plusieurs reprises en raison de conditions météorologiques défavorables. Les fortes précipitations et les courants ont empêché certaines opérations, notamment les inspections sous-marines. En attendant une reprise du chantier, des études complémentaires ont été demandées afin de mieux évaluer les risques et définir les solutions techniques adaptées.

Un défi national coûteux

Au-delà du cas local, la situation des infrastructures routières représente un enjeu à l’échelle nationale. De nombreux ponts construits dans les années 1950 et 1960 approchent de la fin de leur cycle de vie. Selon les estimations, plusieurs ouvrages devront être reconstruits dans plusieurs départements dans les années à venir. Cette réalité impose des investissements conséquents aux collectivités. En Saône-et-Loire, le budget consacré aux routes et infrastructures atteint 50 millions d’euros en 2026. Ces dépenses traduisent l’ampleur du défi : maintenir un réseau sûr et fonctionnel tout en faisant face au vieillissement généralisé des équipements.