Le label French Tech a été lancé en 2013 par Fleur Pellerin, alors ministre déléguée chargée des PME, de l’Innovation et de l’Economie numérique, afin de promouvoir le secteur numérique français à l’étranger et distinguer les métropoles investissant dans ce domaine. Il était accompagné à l’époque d’une enveloppe de 215 millions d’euros pour promouvoir cette marque et soutenir les jeunes entrepreneurs. Depuis, en France, treize «Capitales French Tech», dont Lille, ont été homologuées, ainsi que 38 «Communautés French Tech», dont Littoral Hauts-de-France, Artois, Grand-Hainaut, Hauts-de-France Sud et French Tech Lille en région.
«Avec ces outils, on fait valoir les talents partout sur notre territoire», a lancé à l’auditoire Sam Dahmani, directeur délégué de la Capitale French Tech Lille, lors des Digital Happy Hours (DHH) organisés par Cap Numeric. S’adressant plus tard aux élus, il l’affirme : «On a besoin de vous pour travailler pour un bien commun.» L’objectif est de gagner la bataille de l’emploi et de l’attractivité sur la Côte d’Opale en misant sur la croissance des start-up et tout autre axe de développement des TPE-PME.
Cap
sur le travail collaboratif
Le président de Cap Numeric, Guillaume Morlet, a présenté les prochaines étapes du dispositif. «Nous sommes là pour identifier, guider, faciliter les mises en relation et raccourcir les délais pour les porteurs de projet. Nous sommes un hub, les gens viennent nous voir.» Cap Numeric travaille notamment à la construction d’un job board digital, en phase de test, qui permettra de mettre en relation les personnes formées sur le littoral avec les entreprises recruteuses. Les hackathons, quant à eux, mobilisent à chaque édition plusieurs centaines de personnes. Les 11, 12, 13 octobre prochains au Touquet, il s’agira de réinventer le tourisme sur le Littoral Hauts-de-France en trois jours et deux nuits grâce à la magie de l’intelligence collective mise en oeuvre par une centaine d’étudiants, des coachs et des experts.
La labellisation est le résultat de partenariats et d’actions engagées, visant à faciliter la rencontre de tous les acteurs de l’innovation, qui marque la volonté de faire de la façade maritime un pôle dynamique et attractif dans les domaines du numérique liés à la mer, à l’industrie, à l’énergie, au tourisme et aux services. Avec l’appui du Comité Grand Littoral et de ses 12 réseaux, l’ensemble des territoires de la Côte d’Opale ont ainsi pu être fédérés. Déjà, au début du XXe siècle, Henry Ford prônait le travail collaboratif : «Se réunir est un début ; rester ensemble est un progrès ; travailler ensemble est la réussite.»
