«Nous voulons entretenir la culture et la curiosité industrielle» souligne Olivier Talbert, président fondateur des Business Club. C'est dans cette optique que le réseau a officiellement lancé ses visites d’usines ce vendredi 20 mars au sein du site Pasquier à Aubigny-en-Artois. Ce matin-là, une trentaine de décideurs ont découvert les lignes de production et la logistique du site. Le premier rendez-vous d’une longue série. Pour le réseau, qui compte aujourd’hui 9 clubs dans les Hauts-de-France et environ 1 000 membres, l’enjeu est de sortir des formats classiques de rencontres avec un intervenant pour observer le cœur des industries du territoire.
Une trentaine de visites cette année
«Nous voulons organiser, cette année, une trentaine de visites d’usines dans les Hauts-de-France» ambitionne le président. Après Pasquier, les usines LME à Valenciennes (10 avril), Fruits Rouges & Co à Laon (20 mai), la centrale nucléaire de Gravelines (5 juin) ou encore Toyota Motors Manufacturing à Valenciennes (14 octobre) ouvriront leurs portes. Pour chacune des visites, les places sont limitées entre 15 à 30 participants.
Si ces usines sont bien connues du territoire, le réseau tient à inclure des sites plus petits ou plus secrets. «Il n’y aura pas que des grosses usines. Nous visiterons des céréaliers, d’autres industriels... Une visite se fera dans une endiverie afin d’en apprendre davantage : comment ça pousse, comment on conditionne, comment on commercialise…» assure le fondateur du réseau. Une véritable opportunité pour les entrepreneurs. «Ouvrir les portes d’une usine, ce n’est pas si facile que cela. Dans ce réseau, il a fallu dix ans de travail pour gagner la confiance des uns et des autres» souligne Olivier Talbert.
Créer des relations
Au-delà de la découverte technique d’un métier, d’un système de production, l’objectif final reste le développement économique local. «Notre plus grande fierté est de mettre en relation des hommes et des femmes qui sont dans le même territoire et qui pourraient travailler ensemble» poursuit le président.
Un éclairage qui apporte aussi de la visibilité à la société qui ouvre ses portes. Olivier Talbert mentionne la société Jeumont Électrique, située près de Maubeuge, qui intervient sur le projet du futur porte-avions français. «C’est une entreprise à 20 kilomètres de chez nous qui reste discrète. Nous sommes fiers de voir que les entreprises locales réussissent à gagner de tels appels d’offres» se réjouit-il. Alors que le recrutement est de plus en plus compliqué, ces visites servent aussi la marque employeur des entreprises hôtes. Car, comme le rappelle Olivier Talbert, le business reste une affaire de proximité : «On ne recommande pas quelqu’un qu’on ne connaît pas. Plus on crée des moments intimes, des relations comme les visites, plus les gens vont apprendre à se connaître».
Pour Aletheia Press, Eléonore Chombart