Pendant deux jours, plus de 200 élèves de terminale et de BTS sont allés à la rencontre de professionnels issus de secteurs variés. Une mobilisation significative puisque près de 30 entreprises membres du club, sur les 50 que compte la structure dans le département, ont répondu présentes.
«L’objectif est de rapprocher les entreprises des élèves en formation, qui seront prochainement de futurs collaborateurs. Nous voulons rencontrer les jeunes sans jugement, pour mieux se comprendre», explique Marie-Christine Le Marc'Hadour, responsable du club de l’Aisne. Une ambition partagée par l’ensemble des partenaires dans le but de faciliter l’insertion professionnelle des jeunes tout en répondant aux enjeux de recrutement des entreprises. Christophe Heltermann, de la CCI de l’Aisne, complète : «L’Education nationale, France Travail, la Région, les chefs d’entreprise…, nous sommes tous réunis pour l’avenir des jeunes. C’est une démarche gagnant-gagnant».
Un levier face aux difficultés de recrutement
Porté activement par le club, en lien avec la Chambre de commerce et d’industrie de l’Aisne, l’événement a été pensé comme un dispositif souple et pragmatique. Les entreprises pouvaient s’impliquer selon leurs disponibilités, sur une journée ou une demi-journée, facilitant ainsi la participation aussi bien des TPE que des structures plus importantes.
Dans un contexte où de nombreux employeurs peinent à attirer des profils adaptés, notamment dans les filières techniques, cette initiative s’inscrit pleinement dans une logique de «circuit court» du recrutement. En favorisant des échanges directs avec les élèves, les entreprises ont pu identifier en amont des profils motivés et commencer à constituer leur vivier de futurs talents.
Les ateliers ont également permis aux jeunes de découvrir des parcours professionnels variés, parfois atypiques. Un message est revenu souvent. «Soyez curieux, interrogez-vous sur ce que vous aimez faire. Les parcours ne sont pas toujours linéaires et il est normal d’hésiter à votre âge». Cécilia en terminale «Gestion-administration» est ravie de cette matinée. «J’ai bien aimé l’atelier microsolft ; c’était très intéressant et nous avons appris des choses dont on ne parle pas souvent». Quant à Gilberto en terminale «Commerce», celui-ci est allé à la rencontre de l’armée de terre. Il pense se diriger vers un BTS en cyber sécurité.
Un format structuré et efficace
La programmation s’articulait autour de deux temps forts. Des ateliers en matinée, dédiés à la découverte des métiers et à la valorisation des parcours, «Mon parcours avenir», «Pitch d’entreprise», «Savoir-être en entreprise» suivis d’un job dating l’après-midi, orienté vers des opportunités concrètes en stage, alternance ou premier emploi.
Ce format a permis de répondre à un double enjeu. Informer et inspirer le matin, recruter l’après-midi. Le dispositif a également été pensé pour répondre aux spécificités sectorielles en consacrant la première journée aux métiers du tertiaire (administratif, commerce, logistique), avec l’atelier microsolft et la deuxième journée dédiée aux filières industrielles (maintenance, électricité, usinage, carrosserie) où les besoins en main-d’œuvre qualifiée restent particulièrement forts.
Au-delà du recrutement, ces rencontres jouent un rôle clé dans l’attractivité des métiers. En partageant leur quotidien et leurs expériences, les professionnels ont contribué à déconstruire certaines idées reçues, notamment dans l’industrie et peut-être à susciter de nouvelles vocations.
Pour le club «Les entreprises s’engagent», l’enjeu est clair puisqu’il s’agit dès aujourd’hui de répondre aux besoins de demain. En renforçant les liens entre écoles et entreprises, il s’inscrit dans une dynamique durable au service de l’emploi local.