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Le rôle de l’élu local au cœur des vœux de Dijon et Dijon Métropole

Nathalie Koenders, maire de Dijon, et François Rebsamen, président de Dijon Métropole, ont présenté leurs vœux le 9 janvier au Zénith de Dijon. En période pré-électorale, ils ont choisi de mettre l’accent sur le rôle des élus locaux dans un contexte international complexe.

Nathalie Koenders, maire de Dijon, a profité de ses vœux pour mettre en lumière la hausse du taux de pauvreté et la montée des populismes. © Aletheia Press / Nadège Hubert
Nathalie Koenders, maire de Dijon, a profité de ses vœux pour mettre en lumière la hausse du taux de pauvreté et la montée des populismes. © Aletheia Press / Nadège Hubert

"Un quart de la population mondiale vit en démocratie, contre la moitié il y a 20 ans… C’était peu. C’est désormais très, très peu. (…) le chemin vers la paix entre les peuples reste hélas un combat", a regretté Nathalie Koenders, maire de Dijon, lors de ses vœux au Zénith de Dijon, ce 9 janvier. Soumis aux règles de la période pré-électorale, la maire dijonnaise et François Rebsamen, président de Dijon Métropole, ont choisi de mettre l’accent sur le rôle des élus locaux dans un contexte international complexe.

Après avoir balayé des sujets prégnants comme l’Ukraine, les États-Unis ou encore la montée des populismes partout autour du globe, Nathalie Koenders a évoqué le rôle de l'élu à l’échelon local. "C'est un repère, un pôle de stabilité. Un gage d’efficacité et de proximité sur lequel vous comptez, je le sais, plus que jamais pour répondre aux défis de notre temps" a-t-elle insisté. Pour l’élue, la confiance placée dans la figure du maire s’accompagne d’un certain nombre de responsabilités.

La boussole de l'intérêt général

"Premièrement : il garde pour unique boussole l’intérêt général en prenant soin des habitants, de la ville et de la planète", remarque-t-elle. Mais cela ne doit pas empêcher de prendre en compte les individus. "Deuxièmement : il demeure attentif à toutes les situations, toutes les particularités, toutes les vulnérabilités, sans jamais déroger à l’universalisme le plus exigeant." Enfin, il est le gardien de la paix. "Et troisièmement : il maintient les conditions d’un dialogue constructif, apaisé et respectueux et ne jamais céder aux tentations parfois faciles du fracas et des dogmatismes" souligne Nathalie Koenders.

Comme chaque fin d’année, la Ville a voté son budget primitif 2026, qualifié de "solide et responsable" par Nathalie Koenders. Pour la maire de Dijon, ce budget devrait renforcer les services publics tout en maintenant un haut niveau d’investissement et en préservant la bonne santé financière de la collectivité. "Ce budget nous permet de porter une action à la hauteur de nos ambitions. Il démontre une nouvelle fois, s’il en était besoin, la robustesse et la résilience de notre ville. Laquelle, tout en composant avec la forte instabilité politique nationale et en contribuant au rééquilibrage des finances publiques, agit au quotidien au service de ses habitants." La maire a tenu à souligner le travail des agents qui œuvrent aussi bien au contact direct des habitants que dans l’ombre.

Renforcer le local

François Rebsamen, président de Dijon Métropole, a rappelé l’attractivité de son territoire qui a gagné 7 540 habitants entre 2017 et 2023. © Aletheia Press / Nadège Hubert

De son côté, à l’approche des élections municipales, François Rebsamen, président de Dijon Métropole, a regretté les difficultés politiques nationales, la désaffection de certains alors que les maires et les élus locaux conservent la confiance de leurs concitoyens. "Je forme mon premier vœu : que cette confiance se traduise par une mobilisation des électeurs et que l’abstention soit la grande perdante de ces futures élections." Entouré des maires des 23 communes qui forment Dijon Métropole, il s’est réjoui, malgré les divergences de convictions et de bords politiques, que les élus locaux travaillent main dans la main pour aller de l’avant.

"Je ne crois pas aux mesures toutes faites, décidées en verticalité, appliquées de manière uniforme, à marche forcée, partout et tout le temps. Il faut prendre en compte les contextes, les réalités et les spécificités locales" résume-t-il. François Rebsamen a ainsi appelé les technocrates de Bercy à faire comme les Français en faisant confiance aux élus locaux et en encourageant et renforçant aussi bien l’échelon intercommunal que l’échelon communal. "Je me réjouis aussi de l’adoption définitive de la loi créant le statut de l’élu, à trois mois des municipales et malgré un contexte politique national particulier. Ce texte saura encourager l’engagement et sécuriser l’exercice du mandat au bénéfice de la démocratie de proximité" conclut-il.

Pour Aletheia Press, Nadège Hubert