En bref

Le Teknival a coupé le son, six gendarmes légèrement blessés dans des heurts

La free party débutée le 1er mai sur un terrain militaire près de Bourges a coupé le son et "touche à sa fin", a annoncé mardi la préfecture du Cher, qui a fait état de six gendarmes légèrement blessés lors...
Un participant à la free party organisée sur un terrain militaire, le 4 mai 2026 à Cornusse, près de Bourges © Kenzo TRIBOUILLARD

Un participant à la free party organisée sur un terrain militaire, le 4 mai 2026 à Cornusse, près de Bourges © Kenzo TRIBOUILLARD

La free party débutée le 1er mai sur un terrain militaire près de Bourges a coupé le son et "touche à sa fin", a annoncé mardi la préfecture du Cher, qui a fait état de six gendarmes légèrement blessés lors de brefs heurts avec des participants durant la nuit.

"Le rassemblement musical illégal dans le département du Cher touche à sa fin. Les derniers dispositifs de son ont été stoppés dans la nuit", indique la préfecture dans un communiqué.

"A 03h45, des festivaliers s'en sont pris aux forces de l’ordre en utilisant des tirs de mortier, boules de pétanque, cocktails Molotov, un véhicule bélier", ajoute-t-elle. Ces affrontements ont pris fin à 04h30.

Les forces de l'ordre ont riposté, empêchant le passage des festivaliers, systématiquement contrôlés et verbalisés lorsqu'ils quittent les lieux, conformément aux ordres du ministre de l'Intérieur, Laurent Nunez, qui s'était rendu sur place dimanche.

Six gendarmes ont été légèrement blessés durant les heurts de la nuit et transportés à l'hôpital.

"Depuis lors, les véhicules et les personnes sont en cours de contrôle et d’évacuation. Les matériels de son utilisés sur le site sont en cours de saisie", souligne la préfecture. "C'est une opération logistique d’envergure qui durera au moins toute la journée".

Lundi vers 19h00, moins de 3.000 personnes se trouvaient encore sur le site, un immense champ de tir appartenant à la Direction générale de l'armement (DGA).

Au total, depuis le début de cette free party, 22.868 personnes et 10.315 véhicules ont été contrôlés par les forces de l'ordre. Elles ont procédé à 18 interpellations, qui ont donné lieu à neuf placements en garde à vue.

63 armes ont été saisies et 15 drones civils "neutralisés", selon ce bilan provisoire.

Cette stratégie est dans la continuité d’une posture de grande fermeté adoptée depuis le début de ce Teknival illégal, affirme la préfecture.