Un nouveau club d'entreprise a vu le jour le 12 mars au Havre : le club des Forces françaises de l'Industrie (FFI). Déjà présent à Rouen, Caen et Rennes, les FFI se positionnent à la fois comme un réseau d'influence, d'entraide et de financement. «Nous repérons les capitaines d'industries pour les faire tourner partout en France ; que l'on colonise les plateaux télévisés, raconte Laurent Moisson, auteur et dirigeant d'un fonds d'investissement dédié au savoir-faire français à l'étranger, et co-fondateur des FFI. Avec l'objectif de refaire de la France, un pays qui produise, cultive, innove et construise…»
Lobbying et levées de fonds
Les FFI participent aussi à des levées de fonds. Selon Laurent Moisson, 7 millions d'euros ont ainsi été levés par le réseau national depuis sa création. De quoi expliquer aussi la présence de Natacha Polony en pleine levée de fonds pour son nouveau journal «L'Audace». «L'industrie ce n'est pas seulement de la création de richesse, a-t-elle plaidé. C'est notre liberté qui est en jeu. Il nous faut assurer notre indépendance dans les filières qui sont vitales pour nous». Un discours qui porte, puisque déjà 220 000 € ont été réunis, via les FFI, par la journaliste-éditorialiste.
Un programme déjà chargé
Si le réseau a jeté son dévolu sur le Havre, c'est évidemment parce que l'industrie y a une place particulière. «Il se passe quelque chose ici, au Havre, que l'on ne trouve pas ailleurs», a insisté Emmanuèle Perron, vice-présidente du conseil de surveillance de Haropa Port et marraine du nouveau club FFI.
L'activité du club, soutenu par la CCI Seine Estuaire, se centrera autour de déjeuners-conférences organisés tous les mois. Le programme est déjà bien rempli pour le Havre avec les venues annoncées de Vincent Vallin (ex-Duralex), Géraldine Arnaud (Perf 360) et Thierry Bonnin (Alcatel).
Pour Aletheia Press, Benoit Delabre