En 2025, 76% des salariés en insertion des Jardins de Cocagne ont retrouvé un emploi ou suivi une formation qualifiante, un taux salué par le président Jean-Paul Buchillet. L’association accueille chaque année entre 60 et 70 jardiniers et les forme à la fois au maraîchage et aux compétences transposables dans de nombreuses entreprises : ponctualité, travail en équipe, respect des consignes et reprise de confiance en soi. Le jeudi 26 mars 2026, des chefs d’entreprise et des responsables d’agences d’intérim ont été invités à visiter les ateliers, des semis à la préparation des commandes, pour constater ces acquis. Les recruteurs ont souligné l’intérêt de ces compétences, souvent recherchées dans le BTP, l’industrie ou le bâtiment, même pour des postes débutants.
Insertion : un modèle qui répond aux tensions de recrutement
Face aux difficultés de recrutement, les Jardins de Cocagne offrent un vivier de candidats motivés, volontaires et opérationnels. Les parcours proposés combinent formation pratique, accompagnement socioprofessionnel et immersion en entreprise, permettant aux salariés de découvrir différents métiers et aux entreprises de répondre à leurs besoins en main-d’œuvre qualifiée. Ce modèle crée un lien direct entre insertion sociale et marché du travail, favorisant l’emploi durable et la valorisation des compétences locales.
Des savoir-faire valorisés
Les visites et échanges avec les entreprises permettent de montrer que le travail réalisé dans les Jardins ne se limite pas au maraîchage. Les salariés acquièrent des compétences transférables, essentielles pour intégrer divers secteurs et poursuivre leur projet professionnel.
Pour les entreprises, cette initiative facilite l’identification de profils motivés et formés aux savoir-être essentiels. Pour l’association, elle renforce la visibilité et l’efficacité de ses programmes d’insertion, tout en consolidant les liens avec le tissu économique local.