Selon la dernière note de conjoncture immobilière des Notaires de France ( publiée en avril), les ventes de logements anciens ont augmenté de +11% en volume l’an dernier par rapport à 2024. « Le marché immobilier ancien confirme sa sortie progressive de crise, engagée en 2022 », mais « cette évolution doit être relativisée : sur une période plus longue, la progression reste limitée et ne traduit pas un retour aux niveaux observés lors des phases hautes du marché », souligne la note des notaires.
Le volume de transactions, à fin février 2026 en cumul sur les douze derniers mois atteint 958 000 ventes.
Si l’activité reprend progressivement dans l’ancien, avec une hausse du nombre des transactions, les prix, eux, restent stables : + 1,1% entre le quatrième trimestre 2024 et le même trimestre de 2025, et - 0,2% sur la base des avant-contrats signés à fin mai 2026 (+0,3 % pour les appartements, -0,5 % pour les maisons) . Une stabilité qui, selon les notaires, traduit « un ajustement progressif du marché, qui continue de se réguler davantage par les délais de vente et la négociation que par des corrections de prix marquées ».
Une reprise fragile
Après deux années de stabilité, le fait que les taux d’intérêts affichent désormais une tendance à la hausse pourrait venir contrecarrer la dynamique actuelle (taux moyen de 3,3% pour un prêt sur 20 ans, en avril 2026), en limitant notamment les capacités d’achat des primo-accédants. L'évolution de l’inflation et la pression sur les coûts énergétiques sont deux autres facteurs qui pourraient avoir un impact négatif sur l’évolution du marché immobilier cette année.
À noter : pour permettre un suivi mensuel des ventes de logements anciens, le Conseil supérieur du notariat (CSN) va désormais publier, chaque mois, les volumes de transactions de logements anciens, à l’échelle nationale (hors Mayotte) et départementale. Ces chiffres sont issus de la base de données renseignée par tous les notaires de France, sur l'ensemble du territoire.
Les logements neufs à la peine
Du côté des logements neufs, privés et collectifs, l’heure n’est toujours pas à la reprise. « Les mises en chantier demeurent insuffisantes pour répondre aux besoins », soulignent les notaires. « Si les autorisations de logement progressent ponctuellement (+3,3% en février), le segment de la maison individuelle reste particulièrement fragilisé. »
Le dispositif Jeanbrun, du nom du ministre de la Ville et du Logement (ou dispositif Relance Logement), annoncé dans le cadre de la loi de Finances pour 2026 pour relancer l’investissement locatif en France « n'a pas, à ce stade, produit les effets attendus sur la demande ». Avec ce nouveau mécanisme entré en vigueur en février dernier, le gouvernement espère voir augmenter la construction de logements en orientant l’épargne des contribuables vers l’investissement locatif grâce à un avantage fiscal.