Le chantier de la troisième ligne de tramway, piloté par la Communauté urbaine, impose une pause forcée sur le rail normand. Durant deux week-ends consécutifs en avril 2026, aucun train ne circulera entre la cité océane et Yvetot, une mesure de sécurité indispensable pour les ouvriers opérant aux abords des infrastructures ferroviaires.
Un trait d’union vers l'emploi
Ce projet d’envergure vise à connecter la gare du Havre aux quartiers sud, à la Vallée Béreult et jusqu’à Montivilliers, desservant au passage l’hôpital Jacques Monod. Au-delà du simple transport, cette nouvelle artère de mobilité cible des zones à forte densité démographique et des bassins d'emplois stratégiques. Pour l'économie régionale, l'enjeu est de taille : fluidifier les échanges tout en décarbonant les trajets domicile-travail. Le choix de réaliser ces travaux le week-end souligne d'ailleurs la volonté de préserver l'activité des "navetteurs" quotidiens.
Continuité de service assurée
Face à ces coupures, la SNCF adapte son offre. Les trains Nomad en provenance de Paris et Rouen feront terminus à Yvetot le samedi, et jusqu’à 16h le dimanche. Pour relier Le Havre, un service de cars de substitution sera déployé. Attention toutefois : la réservation sera strictement obligatoire pour emprunter ces navettes routières, afin de réguler les flux de passagers.
À terme, cette extension promet de redessiner le paysage économique local, faisant du tramway le moteur d'une métropole plus attractive et durable.