Au milieu de l’atelier flambant neuf trône, encore un peu esseulée, une machine à coudre. Tout un symbole au cœur de la cité ouvrière de Bataville, à l’abandon depuis 2001. Le site reprend peu à peu vie, notamment grâce au projet Mos-Laine, dont la vocation dépasse la simple réhabilitation patrimoniale. Son ambition : valoriser la laine de mouton locale et préserver les éleveurs ovins.
Publié le 1 avril 2026
- Mis à jour le 1 avril 2026
<p>Mos-Laine est la concrétisation d’un effort collectif mené depuis 2017, comme l’explique <strong>Stéphane Ermann</strong>, son président bénévole : <em>«Initialement, le programme européen Défi-Laine ambitionnait de dresser une photographie de la filière laine à l’échelon interrégional pour remettre en place les maillons nécessaires à une valorisation pérenne»</em>. 90% de la laine issue de la tonte sont alors exportés en Chine à bas coût :<em> «70 à 80 centimes du kilo, ce qui ne couvrait même pas le prix de la tonte. Aujourd’hui, le prix frôle carrément les 10 centimes!»</em>. Il était do.
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