En bref

Municipales: Bardella en meeting à Nîmes, pour relancer la campagne

Eclipsée ces derniers jours par la guerre au Moyen-Orient, la campagne des municipales reprend ses droits mardi, avec notamment un meeting de Jordan Bardella à Nîmes, où le Rassemblement national espère tirer son...
Le président du RN Jordan Bardella en réunion de campagne à Perpignan, le 28 février 2026 © Ed JONES

Le président du RN Jordan Bardella en réunion de campagne à Perpignan, le 28 février 2026 © Ed JONES

Eclipsée ces derniers jours par la guerre au Moyen-Orient, la campagne des municipales reprend ses droits mardi, avec notamment un meeting de Jordan Bardella à Nîmes, où le Rassemblement national espère tirer son épingle du jeu dans une bataille indécise.

Trois jours après son déplacement à Perpignan, le champion du RN est de retour dans l'arène. Cette fois-ci à Nîmes, place forte d'une droite installée depuis un quart de siècle et que le parti à la flamme espère bien déloger de la mairie.

Mission confiée à l'eurodéputé Julien Sanchez, ancien maire de la voisine cité gardoise de Beaucaire, et surtout directeur de campagne national pour ces municipales dans lesquelles la formation d'extrême droite place de grands espoirs.

Pour preuve, le RN revendique 763 listes déposées en préfectures, dont 601 investies sous ses propres couleurs et 162 "en soutien", précise M. Sanchez à l'AFP. Assez a priori pour remporter "plusieurs dizaines de communes", comme l'a souhaité M. Bardella.

L'équation s'annonce cependant complexe à Nîmes, où le candidat de gauche Vincent Bouget (PCF/PS/Ecologistes) fait la course en tête, selon deux sondages publiés mi-février.

Derrière, M. Sanchez est donné au coude à coude avec son rival Franck Proust (LR/Horizons) adoubé par le maire sortant Jean-Paul Fournier - contrairement à l'ex-adjoint Julien Plantier relégué en quatrième position.

L'appui de M. Bardella ne sera pas de trop pour mobiliser les sympathisants et aller chercher une deuxième place synonyme de leadership à droite. Avec sans doute l'intention de proposer ensuite une "liste d'union" face au "danger de l'extrême gauche", comme l'a déjà formulé le jeune président du RN.

Car en face, la gauche aura besoin des voix de La France insoumise pour assurer sa victoire. Or le candidat mélenchoniste Pascal Dupretz peut encore espérer se maintenir au second tour.

Haro sur LFI

Cette configuration devrait inciter Jordan Bardella à charger de nouveau LFI et Jean-Luc Mélenchon, responsables selon lui du "climat de violence" qui a conduit au meurtre du militant d'extrême droite radicale Quentin Deranque à Lyon, il y a moins de trois semaines.

Dans un climat de tension encore vive, une manifestation d'un collectif de syndicats locaux "antifascistes" est prévue à 18H00 dans le centre de Nîmes, avant le meeting programmé à 19H30 en périphérie, au Parc des expositions.

La pression reste toutefois plus forte à gauche, où les autres partis se retrouvent sommés de clarifier leurs positions vis-à-vis des Insoumis. D'autant plus après les derniers dérapages de M. Mélenchon - sur la prononciation des noms Epstein et Glucksmann - qui ont relancé les accusations d'antisémitisme à son encontre, le poussant à de rares excuses.

Pas suffisant pour le patron des Républicains Bruno Retailleau, qui a estimé sur RTL que le tribun de la gauche radicale "n'est plus un républicain", mais incarne au contraire "le premier danger de la démocratie française"

Pareil pour le leader de Renaissance, Gabriel Attal, qui a dit espérer sur Cnews et Europe1 "que les autres partis de la gauche couperont définitivement et nettement avec La France insoumise".

Dans les faits les liens subsistent, avec quelques dizaines de listes d'union de la gauche - LFI incluse - dès le premier tour. Mais c'est surtout sur leur stratégie d'entre-deux-tours que socialistes et écologistes sont placés au pied du mur.

Comme à Nantes, où la sortante PS Johanna Rolland est mise au défi par son adversaire LR Foulques Chombart de Lauwe, avec une liste LFI susceptible de se maintenir.

Ou comme à Besançon, où le duel s'annonce également serré entre la sortante écologiste Anne Vignot et son concurrent LR Ludovic Fagault, avec là encore des Insoumis en position d'arbitre. Un cas de conscience pour la cheffe des Verts Marine Tondelier, de passage dans la capitale franc-comtoise mardi soir pour un meeting de sa candidate.