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Municipales: Jean-Michel Aulas affiche sa confiance dans un dernier meeting à Lyon

Pugnace pour son dernier meeting, l'ex-patron de l'OL Jean-Michel Aulas a promis mardi à ses partisans une victoire contre les écologistes sortants, accusés d'avoir "gouverné...
 © Colin BERTIER

© Colin BERTIER

Pugnace pour son dernier meeting, l'ex-patron de l'OL Jean-Michel Aulas a promis mardi à ses partisans une victoire contre les écologistes sortants, accusés d'avoir "gouverné par posture et par provocation".

En cette fin de campagne "intense", voire "rude", le favori des sondages, candidat adoubé par la droite et le centre, regrette d'avoir été attaqué "personnellement" sur ses motivations, son respect des libertés, et "même" sur son âge.

"Ils s'agitent", "attaquent" et "caricaturent" parce qu'ils "ont peur", lance l'entrepreneur de 76 ans, pilonnant un "système", "confortablement installé dans sa tour d'ivoire", sans jamais citer nommément ses adversaires: le maire Grégory Doucet et le président de la Métropole Bruno Bernard.

Mais "nous aurons tous les 15 et 22 mars une belle victoire à fêter ensemble", promet-il à ses supporteurs qui scandent "Aulas, Aulas, maire de Lyon!", au rythme d'un refrain de stade de football.

Jean-Michel Aulas est toujours populaire après 36 ans à la tête de l'Olympique lyonnais, dont sept avec des titres de champion de France, un passé à peine effleuré dans son discours. 

Mais une vidéo introductive a montré plusieurs de ses soutiens, l'acteur Clovis Cornillac et beaucoup de footballeurs: Wendie Renard, Sonny Anderson, Bafé Gomis... et l'enfant du pays Karim Benzéma.

Le meeting, parfois un peu sage, était sa première prise de parole en public depuis un débat organisé par BFM et le quotidien Le Figaro le 24 février, dans lequel il avait été mis en difficulté par ses adversaires.

Ce soir-là, il avait "été attaqué (...) et il a bien résisté", commente Jean-Marie-Chrétien, retraité de 68 ans, venu écouter le discours de celui qu'il qualifie de "rassembleur".

"On sait que la campagne ça peut être très éprouvant, surtout pour quelqu'un qui découvre la politique", observe Timéo Romang, un étudiant de 18 ans.

Flou

Se présentant comme "candidat de la société civile", Jean-Michel Aulas a égrené au micro ses promesses de campagne dans le domaine social (gratuité de la cantine), de la sécurité (plus de vidéosurveillance, de policiers municipaux).

Il a aussi répété vouloir construire "le plus beau tunnel d'Europe" sous la colline de Fourvière, et une ligne de métro, s'inscrivant dans la lignée de "maires bâtisseurs" comme Gérard Collomb ou Michel Noir, présent dans la salle.

Pendant la campagne, il a donné peu de détails concrets, de plan de financements. Il a même parfois semblé en contradiction avec sa partenaire à la métropole, la maire LR de Sainte-Foy-lès-Lion Véronique Sarselli notamment sur la gratuité des transports publics. 

Un "flou" épinglé par Grégory Doucet, 52 ans, qui veut croire à une "remontada" d'ici à dimanche, face à un candidat portant selon lui "une vision héritée du siècle passé, où le béton a toute sa place". 

Le maire qui laisse la porte ouverte à une alliance de second tour avec LFI, a reçu le soutien du premier secrétaire du PS Olivier Faure, en visite dans l'agglomération.

Ce dernier a appelé sur franceinfo à faire la distinction entre "les dérives" du leader insoumis Jean-Luc Mélenchon et les électeurs de LFI, pour justifier des alliances locales aux municipales. 

Sur l'estrade, Jean-Michel Aulas n'a pas manqué de vilipender tout rapprochement de second tour avec l'extrême gauche. Pour notre part, "nous ne ferons jamais d'alliance avec les extrémistes, d'où qu'ils viennent", a-t-il assuré.

Etat de droit

Dans la dernière ligne droite, plusieurs autres candidats accélèrent le pas, à l'instar du militant antinarcotrafic Amine Kessaci qui a fait sa première sortie de campagne sur un marché de Marseille.

"Personne dans un Etat de droit ne peut m'interdire de me déplacer et d'aller faire campagne", a déclaré l'écologiste de 22 ans, en tractant sous escorte policière pour la liste du maire sortant divers gauche Benoît Payan, sur laquelle il figure. 

A Paris, le candidat centre-droit Pierre-Yves Bournazel, en légère érosion dans les sondages, a tenu une réunion publique où il s'est dit "combatif" en vue d'être "le plus haut possible" au premier tour, pour "poursuivre le rassemblement" au second.

Acclamée par quelque 700 partisans à Strasbourg, la socialiste Catherine Trautmann, favorite pour les municipales, a promis de redresser sa ville natale "abimée" selon elle par les écologistes.

A Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon a pris la parole au côté du candidat insoumis Bally Bagayoko, faisant l'éloge pendant plus d'une heure de la résistance face à l'extrême droite, "des gens dangereux" selon lui.