Dossier

Nancy : Alexis Grand Est sensibilise à la reprise d’entreprise

À l’occasion de la 26e édition du Concours Trajectoires à Nancy organisée, le 19 octobre, si la création d’entreprise était à l’honneur, la reprise s’affiche comme un volet sur lequel l’accompagnateur Alexis Grand Est entend renforcer son action. 

«Nous sensibilisons nos porteurs de projets à la reprise d’entreprise», assurent Sylvia Collin, déléguée générale et Pierre Georges, président d’Alexis Grand Est.

«Nous sensibilisons nos porteurs de projets à la reprise d’entreprise», assurent Sylvia Collin, déléguée générale et Pierre Georges, président d’Alexis Grand Est.

Reprendre, c’est une autre façon de créer et aujourd’hui vu l’urgence en matière de transmission d’entreprise, c’est un volet que l’accompagnateur Alexis Grand Est entend accentuer.

Dans la région Grand Est, plusieurs estimations mentionnent que près de 37 000 entreprises seront à céder d’ici 2030 (370 000 au niveau national). Et quand on sait qu’un quart des dirigeants de TPE-PME ont plus de soixante ans, c’est tout simplement un pan économique de nos territoires (avec toutes les conséquences sociales qui en découlent) qui est voué à disparaître. 

«Aujourd’hui, nous sensibilisons les porteurs de projets que nous accompagnons à cette notion de reprise d’entreprise», assurent Pierre Georges, le président d’Alexis Grand Est et Sylvia Collin, déléguée générale, quelques minutes avant le début de la remise des trophées de la 26e édition du Concours Trajectoires, le 19 octobre à l’hôtel de ville de Nancy.

«Sur certains territoires, c’est une nécessité pour continuer à faire perdurer une activité».

Parmi les douze lauréats de cette année, deux sont des repreneurs d’activité : Stéphane Jacquet qui a repris un camion-pizza à Foucaucourt-sur-Thabas en Meuse et Romane Conroux qui a repris l’Atelier de lutherie Stella à Thionville. 

«La reprise d’entreprise est un enjeu majeur depuis de nombreuses années mais aujourd’hui, du fait de la pyramide des âges de bon nombre de chefs d’entreprise, il est nécessaire d’informer nos porteurs de projets sur la possibilité pour eux d’envisager une reprise d’entreprise plutôt que la création d’une activité quand cela est naturellement possible», explique Sylvia Collin. 

École supérieure de l’entrepreneuriat

Cette volonté affichée de faire connaître l’alternative de la reprise par rapport à la création pure renforce l’ADN d’Alexis Grand Est, qui vise à pérenniser le maillage économique des TPE locales.

«Les TPE demeurent le moteur de notre tissu économique ! Dans les territoires, ce sont elles qui créent de l’activité et des emplois, maintiennent les savoir-faire et contribuent à l’attractivité des villes, des quartiers et des villages. Elles produisent aussi une richesse plus difficile à mesurer, mais tout aussi précieuse : le lien social, la confiance et la capacité d’un territoire à faire émerger ses propres solutions. Soutenir la création de TPE est un enjeu de développement économique du territoire et de cohésion sociale», continue la déléguée générale d’Alexis Grand Est. 

Au-delà de son rôle d’accompagnateur, Alexis Grand Est est également, depuis peu, organisme de formation (certifié Qualiopi) via l’École supérieure de l’entrepreneuriat. 

«Cette école permet aux chefs d’entreprise installés d’obtenir un titre bac + 3. C’est une forme de validation des compétences qui peuvent ensuite servir à l’avenir», explique Pierre Georges. 

Deux promotions de créateurs devraient suivre cette formation en Lorraine sur la période de septembre 2026 à septembre 2027.