Le port de plaisance Saint-Georges à Nancy se métamorphose sous l'impulsion de la Métropole et de VNF, qui déploient une stratégie de modernisation axée sur le tourisme fluvial et l'économie de loisirs. Aujourd'hui, la mutation du site portuaire nancéien entre dans sa phase opérationnelle pour capter une nouvelle clientèle. L'ambition des décideurs publics repose sur une diversification complète des usages de la darse Sainte-Catherine, désormais tournée vers l’économie de loisirs et le tourisme de proximité.
Des investissements portés par de nouveaux services
Le paysage portuaire commence à s'enrichir avec l'installation pérenne d'un bateau-école, concrétisée par une convention d'occupation de dix ans. Ce premier jalon s'inscrit dans une stratégie globale qui inclura bientôt une base de location de bateaux électriques sans permis permettant de relier Jarville, ainsi qu'une offre de restauration sur l'eau. Les dossiers de ces futures infrastructures sont en cours d'analyse pour une intégration prochaine au réseau fluvial régional.
Le pari de l'hébergement insolite
Pour transformer le port en une étape stratégique de la boucle de la Moselle, VNF mise également sur l'innovation immobilière et le concept de «slow tourisme». Un appel à candidatures est ouvert jusqu'à la fin du mois de mai pour implanter des hébergements touristiques insolites et flottants, allant de la barge aménagée aux modules flottants contemporains. Ce volet attractif s'accompagnera d'une rénovation technique lourde, comprenant le remplacement des pontons vieillissants et l'augmentation de la capacité d'amarrage du port.
Grâce à cette alliance entre modernisation technique et diversification commerciale, Nancy se donne les moyens de devenir un acteur clé du tourisme fluvial européen.