En bref

Le youtubeur Nota Bene pose ses caméras dans la Somme

À l’occasion du 110ème anniversaire de la Bataille de la Somme, Somme Tourisme et ses partenaires ont accueilli le créateur de contenus Benjamin Brillaud, plus connu sous le nom de sa chaîne Nota Bene, pour un tournage sur deux journées passionnantes et émouvantes.


Benjamin Brillaud a créé en 2014 la chaîne YouTube Nota Bene, sur laquelle il parle en particulier d'histoire et de mythologie. Avec plus de cinq millions d'abonnés cumulés sur les réseaux, le créateur de contenu est le premier vulgarisateur d'histoire sur YouTube francophone. Son expertise et son ton moderne permettent de faire rayonner la mémoire et le patrimoine du territoire samarien auprès d’un large public. «Cela fait un an que nous sommes sur ce projet. Nota Bene a un planning assez chargé. Heureusement, il était déjà venu dans la Somme. Pour ce tournage il est allé à Beaumont-Hamel, au mémorial terre-neuvien. Il va faire le cratère de la Boisselle, le mémorial Sud-africain de Longueval, le mémorial franco-britannique de Thiepval. Ensuite, on a fait la chapelle du Souvenir Français et l'histoire de la Grande Guerre à Péronne sans oublier le Centre Sir John Monash à Fouilloy et quelques cimetières et églises aux alentours», détaille Léa Manot, en charge du tourisme de mémoire à Somme Tourisme qui annonce la sortie du documentaire pour le 22 juin sur sur la chaîne YouTube de Nota Bene. 

Le documentaire a pour ligne conductrice les cicatrices de la bataille de la Somme et qu'est-ce qu'il reste sur le territoire 110 ans après. Aujourd'hui, Nota Bene est regardé par toute la famille, des collégiens à un public senior également. 

Sur les traces de l'après-guerre dans la Somme

Ce n'est pas la première fois que Nota Bene vient dans la Somme, puisqu'il y fait des films depuis 2018 maintenant. «On a compté, je crois que c'est le dixième film qu'on vient réaliser. Ma spécialité, c'est l'histoire, le patrimoine, c'est la mise en avant de ce patrimoine, des mémoires aussi. Et donc, on a fait vraiment des sujets autour de la Première Guerre mondiale, puisque c'est une histoire qui est quand même très forte dans la région, mais pas que. On a aussi fait une histoire littéraire avec Jules Verre, on a fait une histoire artistique avec le musée de Picardie», souligne Benjamin Brillaud dont l'angle d'attaque du film est plus particulièrement celui de la reconstruction et des traces visibles de cette Première Guerre mondiale. 

«De ce champ de bataille qui a été la Somme, aujourd'hui, il reste quand même des choses. Il y a des choix qui ont été faits après la guerre, des choix politiques, économiques, d'urgence aussi. On va forcément aborder les problèmes économiques liés à cette reconstruction et les envies artistiques. Qu'est-ce qu'on fait du patrimoine qui a été endommagé ? Est-ce qu'on le reconstruit à l'identique ou est-ce qu'on n'en profite pour innover un peu ? Et puis il y a aussi toute cette question d'une reconstruction mémorielle, de cet entretien de la mémoire des soldats de la Première Guerre», détaille-t-il.