La troisième édition du Trophée du patrimoine normand entre dans sa phase décisive. Après une première sélection par un jury d’experts, cinq projets ont été retenus pour le vote en ligne du grand public, ouvert du 28 septembre au 18 octobre sur le site de la Fondation du patrimoine. Les finalistes sont la chapelle Sainte-Barbe à Athis-Val-de-Rouvre, la chapelle Sainte-Anne de la Siourie à Barenton, la chapelle Notre-Dame de la Gloire à Saint-Joseph, la chapelle Notre-Dame-de-Grâce à Honfleur et la chapelle Saint-Ortaire à Landelles-et-Coupigny. Cette édition met à l’honneur les lieux ruraux de cultes et de croyances, témoins des traditions et de l’histoire locale. Les trois projets lauréats recevront chacun une dotation de 10 000 euros, avec une annonce des résultats prévue début novembre.
En Seine-Maritime, le patrimoine religieux rural constitue également une part importante du patrimoine local, avec de nombreuses chapelles, églises et petits édifices répartis dans les communes du département.
Le patrimoine rural français cherche des financements durables
Au-delà de la Normandie, ces projets illustrent les besoins de restauration du patrimoine rural français. Souvent de petite taille et éloignés des grands sites touristiques, ces édifices constituent pourtant des éléments importants de l’histoire locale et de l’identité des communes. Leur restauration représente également un enjeu financier pour les collectivités et les associations qui en assurent la conservation. À travers ce trophée, la Fondation du patrimoine cherche ainsi à mobiliser le public autour de projets concrets et à orienter des financements vers des bâtiments qui ne bénéficient pas toujours des mêmes moyens que les monuments les plus connus.