En bref

Opérations de contrôles dans la réserve de la baie de Somme

Les 9 et 10 mai, des opérations de contrôle inter-police ont été organisées par le Syndicat mixte baie de Somme grand littoral picard dans la réserve naturelle nationale de la baie de Somme, qui se développe sur près de 2 800 hectares, dont 90% d’espaces marins.

Des agents de quatre services de police différents ont été mobilisés (Photo :  SMBS GLP).

Des agents de quatre services de police différents ont été mobilisés (Photo : SMBS GLP).

Ces opérations ont regroupé neuf agents de quatre services de police différents : réserve naturelle nationale de la baie de Somme, service départemental de l’office français de la biodiversité (OFB), poste à cheval de la gendarmerie de Saint-Valery-sur-Somme et parc naturel marin des estuaires picards et de la mer d’Opale. 

L’objectif était de faire appliquer la réglementation en vigueur sur cette aire protégée en coordonnant différents services de police, dont la présence s’est voulue active et bienveillante tout en privilégiant l’explication à la répression, dans des limites à ne pas franchir. 

Par exemple, la surveillance a porté sur les zones de nidification des oiseaux. En particulier, celles des gravelots, petits limicoles nichant sur les plages, et qui sont balisées à l’aide de piquets, cordes et panneaux. Le 9 mai, samedi ensoleillé, 34 infractions ont été constatées. Dix introductions de chiens ont été relevées. Un guide à cheval a été surpris en train d’accompagner un groupe, sans autorisation d’exercer une activité commerciale dans la réserve naturelle nationale. Il a été invité à déposer une demande. Enfin, 23 personnes ont été découvertes sur l’estran, hors sentiers balisés, au moment de la marée haute, pratique interdite pour des raisons de sécurité. Au total, une cinquantaine de personnes ont été sensibilisées.

Le 10 mai, journée pluvieuse, plus de 200 personnes contemplaient des phoques sur leurs reposoirs au Hourdel. Durant ce temps, un petit groupe de promeneurs s’est approché des mammifères pour se photographier à proximité. Devant l’importance du dérangement dans une période sensible avant les naissances, l’infraction a été verbalisée. Elle a été transmise au procureur de la République qui déterminera le montant de l’amende. Elle pourra atteindre les 750 euros.