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Pour Thomas Pesquet, le spatial subit "les soubresauts de la géopolitique"

"Le spatial subit les soubresauts de la vie géopolitique", a estimé mardi l'astronaute français Thomas Pesquet, ambassadeur du sommet spatial qui se tient mercredi et jeudi à Paris, auquel ne participeront pas les...
L'astronaute français Thomas Pesquet à Paris le 5 février 2026 © Ludovic MARIN

L'astronaute français Thomas Pesquet à Paris le 5 février 2026 © Ludovic MARIN

"Le spatial subit les soubresauts de la vie géopolitique", a estimé mardi l'astronaute français Thomas Pesquet, ambassadeur du sommet spatial qui se tient mercredi et jeudi à Paris, auquel ne participeront pas les poids lourds américains SpaceX et Blue Origin.

"Le spatial, c'est un sujet où on est obligé de tous travailler ensemble. Quand les gens sont obligés de tous travailler ensemble, ils ne sont pas forcément toujours contents. Et surtout, on subit les soubresauts de la géopolitique", a reconnu Thomas Pesquet sur la chaîne de télévision française TF1.

Les géants américains SpaceX et Blue Origin ainsi que les startups Stoke Space et Starcloud ont annulé jeudi dernier leur participation sur fond de rumeurs de pression de la Maison Blanche, a appris l'AFP auprès du ministère français de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Espace.

L'astronaute a également estimé que "dans le cas de SpaceX, il y a quand même aussi des poursuites judiciaires qui sont lancées plutôt contre Twitter X, contre Elon Musk. Ça participe peut-être au fait qu'il n'a pas envie de venir en Europe et à Paris, ce n'est peut-être pas que l'histoire du spatial", a-t-il souligné.

Alors que l'Allemagne est co-organisatrice du rendez-vous avec la France, le chancelier Merz a lui officialisé vendredi dernier son absence pour des raisons d'agenda, entre un discours au Bundestag et une rencontre avec le président du Conseil européen, Antonio Costa, puis un entretien avec le président des Emirats Arabes Unis, Mohamed bin Zayed Al-Nahyan.

Le sommet prévu à Paris les 9 et 10 septembre, auquel ont été conviés 120 pays sauf la Russie, l'Iran et la Corée du Nord, se tiendra dans un contexte moins flamboyant que prévu sous la verrière du Grand Palais, à Paris.

Des signatures de contrats sont néanmoins attendues, tandis que les discussions entre ministres de l'espace devraient porter sur la place de l'Europe dans un secteur dominé par les Etats-Unis et la Chine.