En bref

Présidentielle: Attal en meeting samedi à Paris contre le "déclinisme" et le "marasme" ambiants

Gabriel Attal va développer samedi à Paris, lors de son premier meeting de candidat déclaré, ses "quatre chantiers capitaux" (écoles, salaires, frontières, intelligence artificielle), avec la volonté d'installer une campagne présidentielle "optimiste", contre le "déclinisme" et...
Le secrétaire général de Renaissance Gabriel Attal le 22 mai 2026 à Mur-de-Barrez, dans l'Aveyron © Ed JONES

Le secrétaire général de Renaissance Gabriel Attal le 22 mai 2026 à Mur-de-Barrez, dans l'Aveyron © Ed JONES

Gabriel Attal va développer samedi à Paris, lors de son premier meeting de candidat déclaré, ses "quatre chantiers capitaux" (écoles, salaires, frontières, intelligence artificielle), avec la volonté d'installer une campagne présidentielle "optimiste", contre le "déclinisme" et le "marasme" ambiants, a expliqué jeudi son entourage.

L'ancien Premier ministre, qui a officialisé sa candidature vendredi dans l'Aveyron, tient un premier meeting samedi après-midi au Parc des Expositions de Paris. Renaissance, qui attend "plusieurs milliers de personnes", annonce d'ores et déjà un second meeting pour "lancer la rentrée" début septembre dans la capitale.

Samedi, M. Attal prononcera un "discours de mobilisation" exposant "une vision positive de l'avenir", en "contrepied" du "déclinisme" et du "marasme ambiants" entretenus par "beaucoup de responsables politiques et pas simplement aux extrêmes", a-t-on expliqué de même source.

Le candidat développera ses quatre "chantiers capitaux" et sa méthode pour les appliquer au pouvoir. Il entend illustrer ces priorités lors de déplacements, à commencer par la visite vendredi du lycée François-Villon de Beaugency (Loiret), qui propose notamment une spécialité IA en seconde.

Objectif du meeting également: montrer que Gabriel Attal est "soutenu et entouré", a-t-on ajouté, en annonçant la présence de 80 parlementaires, dont certains d'autres partis du bloc central, et de plusieurs membres du gouvernement (David Amiel, Éléonore Caroit, Roland Lescure, Stéphanie Rist).

Plusieurs figures de Renaissance ont néanmoins fait savoir qu'elles n'assisteraient pas au meeting, dont la ministre Aurore Bergé et la présidente de l'Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet. Pas plus qu’Élisabeth Borne, qui a même récemment démissionné des instances dirigeantes du parti.

"Tout a changé dans le défi que doit relever le pays et dans le monde par rapport à 2017 et même à 2022". "J’ai une démarche qui est objectivement assez systémique, assez radicale, j’assume de bousculer sur un certain nombre de sujets. Donc c’est normal qu’il y ait des gens qui ne se retrouvent pas dans la démarche qui est la mienne", expliquait récemment Gabriel Attal.

Le député des Hauts-de-Seine, qui recevra 500 élus jeudi soir, dédicacera son livre après le meeting et devrait assister à la finale de la Ligue des champions de football depuis la fan-zone sur place.

Le parti prévoit une campagne d'affichage et de tractage, le lancement d'une application le 6 juin et promet une "campagne permanente" tout l'été.

"Il n'y a rien de pire qu’un candidat qui se déclare et après, qu'il ne se passe rien", a-t-on expliqué chez Renaissance, alors que Gabriel Attal est désormais officiellement en concurrence avec Édouard Philippe. Le président d'Horizons a annoncé un meeting le 5 juillet à Paris.