En bref

Présidentielle: Zemmour prévoit d'annoncer sa candidature "avant décembre"

Eric Zemmour a indiqué jeudi qu'il comptait annoncer sa candidature à l'élection présidentielle 2027 "avant décembre", semblant ainsi écarter une candidature de sa compagne Sarah Knafo, la très médiatique vice-présidente...
Le dirigeant du parti Reconquête! Eric Zemmour à la foire de Châlons-en-Champagne, dans la Marne, le 3 septembre 2026 © Sameer AL-DOUMY

Le dirigeant du parti Reconquête! Eric Zemmour à la foire de Châlons-en-Champagne, dans la Marne, le 3 septembre 2026 © Sameer AL-DOUMY

Eric Zemmour a indiqué jeudi qu'il comptait annoncer sa candidature à l'élection présidentielle 2027 "avant décembre", semblant ainsi écarter une candidature de sa compagne Sarah Knafo, la très médiatique vice-présidente de son parti d'extrême droite Reconquête.

Sarah Knafo "passe son temps à dire qu'elle souhaite que je sois candidat et que je suis le candidat naturel de Reconquête", a déclaré M. Zemmour avec une pointe d'agacement lors d'un déplacement à la foire de Châlons-en-Champagne (Marne).

"Quand je devrai annoncer ma candidature, je l'annoncerai", mais "ça sera avant décembre", a-t-il précisé au milieu de sa déambulation à la foire, où il a échangé avec des responsables de syndicats agricoles et a été régulièrement sollicité pour des selfies.

Alors que la cheffe de file du parti d'extrême droite Rassemblement national, Marine Le Pen, est donnée largement en tête du premier tour par les sondages actuellement, M. Zemmour a relativisé les études d'opinion.

"La situation est beaucoup plus mouvante qu'on ne le croit et qu'on ne le dit", a-t-il assuré. "Je l'ai vu dans les élections précédentes et dans la dernière présidentielle".

M. Zemmour sait en effet de quoi il parle: candidat sorti de nulle part pour l'élection présidentielle de 2022, il avait connu une percée éclair dans les sondages à l'automne 2021, puis une stagnation suivie d'une chute dans les dernières semaines de la campagne. Il était finalement arrivé quatrième du premier tour, avec 7,07% des voix.

Favorable à une primaire de la droite pour la présidentielle de l'an prochain, M. Zemmour a toutefois dit jeudi ne "plus trop" y croire.

Quant à une "union des droites" pour ce scrutin, "tant que le Rassemblement national sera aussi haut (dans les sondages, NDLR), il n'y aura pas d'union, puisque Mme Le Pen n'en veut pas", a-t-il estimé.

"En tout cas, moi, je ferai tout pour avoir évidemment une dynamique", a-t-il ajouté.