En juillet dernier, le controversé projet Cigéo a été déclaré d’utilité publique mais aussi inscrit parmi les opérations d’intérêt national. Pointé du doigt par les associations environnementales, le site d’enfouissement des déchets radioactifs prévoit l’enfouissement progressif des déchets nucléaires (85 000 m3 de colis hautement radioactifs) dans des galeries souterraines. Cette déclaration d’utilité publique n’a pas plu aux opposants. C’est ainsi que le réseau Sortir du nucléaire a annoncé le dépôt d’un recours contre les deux décrets, déclarant le projet d’utilité publique et l’inscrivant comme ouvrage d’intérêt national. Concrètement, les opposants contestent le fait que ces deux décrets permettront à l’Agence nationale pour la gestion des déchets radioactifs (Andra), chargée du projet Cigéo, de garantir la maîtrise foncière des terrains. Elle pourra ainsi avoir recours aux expropriations de terrains dans les villages voisins en vue de faciliter la mise en place des ouvrages souterrains. Rappelons que l’Andra doit adresser, avant la fin de l’année 2022, une demande d’autorisation de création (DAC) à l’Autorité de sûreté nucléaire.
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