Protection de l'enfance
Protection de l’enfance : les acteurs meusiens jouent la carte du collectif
Un nouveau protocole réactualisé relatif aux informations préoccupantes en protection de l’enfance a été signé par l’ensemble des partenaires en présence de Jérôme Dumont, président du Département de la Meuse en charge de la compétence et du préfet, Xavier Delarue.
«Créer un territoire où aucun signalement reste sans réponse et où chaque professionnel se sente soutenu». Voilà pour l’ambition du patron de l’exécutif meusien, chef de file de la protection de l’enfance qui a réaffirmé sa volonté de garantir toutes les conditions pour que les enfants en danger bénéficient d’un «environnement sûr, protecteur et bienveillant». Et pour justement atteindre cet objectif et gagner en efficacité, l’ensemble des acteurs et des partenaires ont préparé lors de rencontres organisées en 2025 le nouveau protocole relatif au recueil, au traitement et à l’évaluation des informations préoccupantes qu’ils ont tous signés fin janvier, à l'hôtel du département. Cet outil technique est avant tout une réponse inscrite dans la continuité du précédant protocole datant de 2009 mais qui ne répondait plus aux évolutions législatives, notamment aux lois de 2016 et de 2022. L’enjeu est avant tout de renforcer la coordination et d’améliorer la communication entre les différents (et nombreux) partenaires que ce soient les services départementaux dont l’équipe de la CRIP (la cellule de recueil des informations préoccupantes), l’autorité judiciaire, l’Éducation nationale, les professionnels de santé, le secteur associatif, les structures médico-sociales, les forces de sécurité, les acteurs de la prévention ou encore les établissements de soins.
Travailler ensemble
Et
pour que le système fonctionne mieux, la Meuse mise sur un
engagement collectif et une volonté commune de travailler ensemble.
À
l’heure où ce département rural n’est pas le mieux loti en
termes de moyens financiers et où le taux d’enfants placés est
particulièrement élevé avec plus de 950 jeunes confiés à l'aide
sociale à l'enfance (ASE), le préfet de la Meuse a souhaité saluer
«l’engagement
profond qu’on ne trouve pas forcément ailleurs».
Un constat partagé par les deux présidentes des tribunaux
judiciaires de Bar-le-Duc et Verdun mais aussi par l’ensemble des
acteurs engagés, unis à parler le même langage pour protéger les
enfants en danger ou en risque. Des enfants qui sont avant tout «une
richesse pour l’avenir du département»,
selon les mots de Jérôme Dumont qui avec Marie-Christine Tonner, sa
vice-présidente, recevra les jeunes placés et diplômés qui seront
mis à l’honneur lors d’une cérémonie officielle, le 7 février
prochain, à l’hôtel du département.