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Industrie

Rheinmetall vend sa branche automobile : quelle menace pour l’usine Pierburg près de Thionville ?

Le géant industriel allemand Rheinmetall a officiellement lancé la cession de sa division automobile, Power Systems, partie intégrante de son activité civile. Cette annonce relance les inquiétudes autour de l’avenir de l’usine Pierburg, équipementier historique implanté à Basse-Ham, dans le bassin thionvillois.

© Google Map. Pierburg a été repris par le groupe Rheinmetall en 1986.
© Google Map. Pierburg a été repris par le groupe Rheinmetall en 1986.

Rheinmetall, bien connu pour ses activités dans l’armement et l’équipement automobile, a confirmé qu’il négocie la vente de sa branche automobile, intégrée à sa division Power Systems. Deux candidats ont été retenus parmi les offres reçues, et les négociations se poursuivent en vue d’une signature d’ici à fin mars 2026, sans que les repreneurs potentiels n’aient été dévoilés. Cette cession s’inscrit dans la stratégie du groupe de recentrer ses activités sur le secteur militaire, signe d’un virage industriel majeur après plusieurs mois d’incertitudes économiques dans l’automobile.

Sur le territoire mosellan, ce mouvement ravive les inquiétudes autour de l’usine Pierburg Rheinmetall Automotive, située à Basse-Ham, près de Thionville. Cette unité, qui compte 250 salariés, fait partie des équipementiers clés du secteur automobile local, spécialisé dans des composants pour moteurs et systèmes de gestion thermique.

Quel avenir pour les sites civils du groupe ?

Les retombées d’une cession restent incertaines. Si Rheinmetall assure que le processus de vente n’affectera pas directement sa trésorerie ni ses activités poursuivies, l’avenir des sites civils dépendra du plan industriel des repreneurs. 

À Basse-Ham, la crainte est que la nouvelle direction rationalise les activités ou réorganise la production selon ses propres priorités. Dans un contexte déjà marqué par la transformation de l’industrie automobile européenne - électrification des chaînes, pression sur les marges et course aux innovations -, l’usine Pierburg pourrait être confrontée à des ajustements structurels.

Du côté des salariés et des syndicats, l’heure est à la vigilance. Les acteurs locaux appellent à des garanties claires de la part des futurs acquéreurs pour éviter une dégradation de la situation sociale. L’évolution du dossier Rheinmetall sera donc scrutée de près dans les prochains mois…