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RTE Grand Est booste ses investissements pour adapter son réseau à l’électrification et aux énergies renouvelables

À l’occasion de la présentation du bilan électrique 2025 pour la région Grand Est, RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité, a confirmé des investissements massifs, de l’ordre de 1,8 milliard d’euros d’ici cinq ans. Objectif : adapter le réseau à l’électrification et le développement des énergies renouvelables.


© RTE Grand Est. RTE va investir près de 1,8 milliard d’euros dans les cinq prochaines dans la région.

© RTE Grand Est. RTE va investir près de 1,8 milliard d’euros dans les cinq prochaines dans la région.

170 millions d’euros l’an passé. 200 millions d’euros annoncés cette année. 280 millions d’euros en 2027 et 440 millions en 2028 ! Au total, près de 1,8 milliard d’euros seront investis dans le Grand Est par RTE, le gestionnaire du réseau de transport d’électricité.

C’est ce que vient d’annoncer, la semaine dernière au siège régional de RTE à Villers-lès-Nancy, Laurent Cantat-Lampin, le délégué régional RTE pour le Grand est et la Bourgogne-Franche Comté, à l’occasion de la présentation du bilan électrique 2025.

«Nous construisons notre réseau électrique pour l’adapter et anticiper les évolutions climatiques futures et les usages», assure le délégué régional.

Électrification massive des activités, notamment liée à la décarbonation des industries, et augmentation constante de la production d’électricité via les énergies renouvelables.

Électricité bas-carbone, atout stratégique

Côté consommation d’électricité, elle s’établit à 42,1 TWh en 2025 dans la région (en légère baisse de 0,3% par rapport à 2024). «Elle représente 9,3% de la consommation nationale dans un contexte où la consommation électrique française reste globalement stable, mais encore en retrait par rapport aux niveaux d’avant-crise».

Côté production, la région atteint 90,5 TWh en 2025, en progression de 2,9% sur un an. Le Grand Est demeure la 2e région la plus productrice d’énergies décarbonées en France, avec 85,4 TWh issus du nucléaire et des énergies renouvelables, soit 94,4% de sa production électrique.

Cette dynamique s’appuie sur un parc de production installé de 24,3 GW, en hausse de 3,3% par rapport à 2024. La région contribue également à la sécurité d’alimentation du pays et de ses voisins européens, grâce à sa position de carrefour d’une électricité compétitive et bas-carbone.

«Dans une région au fort héritage industriel, l’électricité bas-carbone constitue un atout stratégique pour répondre aux enjeux climatiques de la France», souligne Laurent Cantat-Lampin.

«Cet accès privilégié à une énergie décarbonée est le moteur essentiel pour accompagner la transformation des industries et sortir des énergies fossiles».