Johanna Rasschaert, directrice de l’agence France travail de Saint-Quentin depuis le 1er septembre 2025, a communiqué sur l’état du marché de l’emploi au sortir de l’année 2025. Le taux de chômage de l’arrondissement de Saint-Quentin - qui recouvre l’Agglomération du Saint-Quentinois, les communautés de communes du Val de l’Oise et du Pays du Vermandois - est de 11,5% pour un taux national de 7,9% et plus d’un demandeur d’emploi sur deux est en situation de longue durée.(51,9%).
Des chiffres que la responsable replace dans le contexte national : la loi pour le plein emploi de décembre 2023 est venu instaurer «l’inscription pour tous», allocataire du RSA comme jeunes sans emploi ni formation… Si ce changement réglementaire valide «une meilleure représentation des demandeurs d’emploi sur le territoire», il vient nécessairement rebattre les cartes en termes de statistiques.
Réorienter vers le bon partenaire
Johanna Rasschaert insiste sur un point positif de la loi pour le plein emploi : «la loi a permis de réorienter le chercheur d’emploi vers le bon référent». Et localement les acteurs de l’emploi sont entrés depuis déjà plusieurs années dans une dynamique de collaboration, avec un objectif partagé, «remettre les demandeurs d’emploi au travail». Jean-Michel Bertonnet, président d’Itinéraire emploi jusqu’à très récemment, témoigne : «Face aux difficultés de recrutement, nous travaillons main dans la main». L’ensemble des partenaires échange désormais plus en détails sur la situation du demandeur d’emploi, utilise des outils communs, rendant le diagnostic plus pertinent et l’accompagnement personnalisé plus performant.
En 202, les entreprises continuent de recruter
Parmi les éléments chiffrés cités par Johanna Rasschaert, trois lui permettent d’apprécier de manière plutôt encourageante la situation de l’emploi de l’arrondissement : «les entreprises continuent de recruter», comme en atteste un taux d’emploi élevé, 59,60% au plan local (69,4% au niveau national), un éventail de 5208 offres d’emploi mises sur le marché en 2025, atteignant un niveau supérieur à la période d’avant la pandémie du COVID 19, et enfin les 2900 projets recensés dans le cadre de l’enquête de besoins en recrutement pour 2026, une prévision à la hausse par rapport à l’an dernier.