Depuis le début du mois d’avril, un chantier de réhabilitation est engagé dans le centre de Mâcon, au deuxième étage d’un immeuble situé place Saint-Pierre. L’objectif est de transformer un appartement de 155 m² en une résidence de cinq chambres destinée aux étudiants externes en médecine. L’opération est réalisée par une entreprise de maçonnerie locale et comprend d’abord une phase de démolition intérieure avant la rénovation complète des espaces.
L’hôpital de Mâcon accueille chaque année plusieurs stagiaires en médecine pour des périodes courtes, d’environ huit semaines. Leur hébergement constitue une difficulté, les solutions privées comme hospitalières étant jugées insuffisantes pour ces séjours temporaires. Ce nouveau logement doit donc répondre à ce manque et améliorer les conditions d’accueil. Le projet s’inscrit dans la politique de l’agglomération en matière d’enseignement supérieur, avec un objectif plus large : favoriser l’implantation durable de jeunes médecins sur le territoire.
Le chantier, lancé le 1er avril, doit durer environ six mois. Son coût est estimé à 200 000 euros. Une partie du financement provient du Département de Saône-et-Loire dans le cadre d’un dispositif d’aide dédié à l’attractivité médicale.
Un dispositif élargi à Flacé
Un second projet est également envisagé dans le quartier de Flacé. Il prévoit la réhabilitation d’un bâtiment situé dans l’enceinte du stade Jules-Révillon. Le rez-de-chaussée serait transformé en incubateur destiné aux assistantes maternelles, tandis que l’étage accueillerait des logements pour internes en médecine.
Ce projet s’inscrit dans la même logique que celui du centre-ville : renforcer les capacités d’accueil pour les étudiants en santé afin de soutenir l’attractivité du secteur médical. Il relève également des compétences de Mâconnais Beaujolais Agglomération en matière d’enseignement supérieur et de développement territorial.
L’ensemble de ces aménagements vise à répondre à une problématique structurelle : la difficulté à attirer et fidéliser les jeunes professionnels de santé dans les territoires intermédiaires. En améliorant les conditions de stage et d’hébergement, les collectivités espèrent créer un ancrage plus durable des futurs médecins dans la région.