Le cheptel bovin allaitant de Saône-et-Loire a reculé de 11,8% en quatorze ans, selon l’Agreste. Cette diminution place le département parmi les plus touchés de Bourgogne-Franche-Comté, derrière la Nièvre. Le sud-ouest du territoire, autour de Charolles, concentre la majorité des élevages, tandis que la Bourgogne-Franche-Comté reste la troisième région française la mieux dotée en bovins allaitants. Le recul s’explique par la baisse du nombre d’exploitations détenant au moins une vache et par des prix instables pour les animaux, maigres comme gras.
Impact sur les exportations et inquiétudes sanitaires
Cette contraction du cheptel affecte directement les exportations vers l’Italie, qui ont diminué de 5,8% en un an. La Saône-et-Loire fournit près de la moitié des bovins exportés. Par ailleurs, la crise de la dermatose nodulaire contagieuse demeure une source de vigilance, soulignant les fragilités du secteur et l’importance d’une surveillance continue.