En bref

Saône-et-Loire : le cheptel bovin en net recul

Entre 2010 et 2024, le nombre de bovins allaitants en Saône-et-Loire a chuté de près de 12%. Malgré ce recul, le département reste un acteur majeur de la filière régionale, mais la baisse du cheptel commence à peser sur les exportations et inquiète face aux crises sanitaires.

© Adobe Stock.

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Le cheptel bovin allaitant de Saône-et-Loire a reculé de 11,8% en quatorze ans, selon l’Agreste. Cette diminution place le département parmi les plus touchés de Bourgogne-Franche-Comté, derrière la Nièvre. Le sud-ouest du territoire, autour de Charolles, concentre la majorité des élevages, tandis que la Bourgogne-Franche-Comté reste la troisième région française la mieux dotée en bovins allaitants. Le recul s’explique par la baisse du nombre d’exploitations détenant au moins une vache et par des prix instables pour les animaux, maigres comme gras.

Impact sur les exportations et inquiétudes sanitaires

Cette contraction du cheptel affecte directement les exportations vers l’Italie, qui ont diminué de 5,8% en un an. La Saône-et-Loire fournit près de la moitié des bovins exportés. Par ailleurs, la crise de la dermatose nodulaire contagieuse demeure une source de vigilance, soulignant les fragilités du secteur et l’importance d’une surveillance continue.