En bref

Saône-et-Loire : les vocations municipales en berne

À un mois des élections municipales, une étude de l’Insee révèle un essoufflement des vocations en Bourgogne-Franche-Comté. Depuis 2020, 7% des maires ont démissionné avant la fin de leur mandat, un chiffre supérieur à la moyenne nationale, avec la Saône-et-Loire particulièrement touchée.

© Adobe Stock.

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La Bourgogne-Franche-Comté compte 3.671 maires, soit la plus forte densité de France, avec 13 édiles pour 10.000 habitants. Pourtant, la charge politique et les tensions locales fragilisent les vocations. Les démissions concernent 7% des communes de la région et dépassent 8% dans des départements comme la Saône-et-Loire, le Doubs et le Territoire de Belfort. Selon l’Insee, les causes sont variées : conflits locaux (31%), problèmes de santé (18%) ou passations anticipées (14%). Cette situation complique la recherche de successeurs et accentue la crise des vocations.

Profils homogènes et générationnels

Selon les données de l'institution, l’âge moyen des maires atteint 63 ans, avec deux tiers des élus de plus de 60 ans. Les profils restent largement dominés par des retraités, cadres ou agriculteurs. La présence féminine stagne : seulement 21% des maires sont des femmes, malgré une légère progression de 4 points sur 17 ans. Les femmes restent sous-représentées à mesure que les responsabilités augmentent, ne constituant que 30% des premiers adjoints. Seules Besançon et Dijon, les deux plus grandes villes régionales, sont dirigées par des femmes, illustrant un écart persistant entre les communes rurales et urbaines.