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Saône-et-Loire : un investissement de 2,3 millions d’euros pour adapter la formation en chaudronnerie

Le lycée professionnel Niépce-Balleure, en Saône-et-Loire, a entièrement rénové ses ateliers de chaudronnerie grâce à un investissement de plus de 2 millions d’euros porté par la Région Bourgogne-Franche-Comté, dans un contexte de forte demande en compétences industrielles.

© DR.

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À Chalon-sur-Saône, les ateliers de chaudronnerie du lycée Niépce-Balleure ont été modernisés et agrandis après un chantier financé à hauteur de 2,32 millions d’euros par la Région Bourgogne-Franche-Comté. La surface atteint désormais 1 135 m². L’objectif est d’améliorer les conditions d’apprentissage et de sécurité. Les anciens locaux ne répondaient plus aux normes, notamment en matière de ventilation, d’isolation acoustique et de gestion des gaz industriels. La rénovation a également permis d’adapter les espaces de stockage et d’optimiser l’organisation des postes de travail.

Ce projet accompagne aussi l’évolution des formations avec l’intégration d’une option dédiée à la chaudronnerie plastique. Cette spécialité prépare aux techniques de fabrication de pièces volumineuses en matériaux plastiques, utilisées dans l’industrie pour des cuves ou des systèmes de tuyauterie. Elle est intégrée au baccalauréat professionnel de technicien en chaudronnerie industrielle. L’objectif est d’adapter les compétences des élèves aux besoins des entreprises locales, notamment dans un territoire où l’industrie reste fortement implantée.

Un secteur industriel sous tension

En Saône-et-Loire, la chaudronnerie industrielle figure parmi les métiers les plus recherchés. Les besoins sont importants dans les secteurs ferroviaire et nucléaire, avec des acteurs comme les sites d’Alstom au Creusot ou ceux de Framatome à Saint-Marcel et au Creusot. Cette dynamique a favorisé la création récente d’une école spécialisée dans la chaudronnerie et la soudure, portée par l’Union des industries et métiers de la métallurgie du département.

Malgré cette offre de formation, les entreprises peinent à recruter. Selon les données de l’Observatoire de la métallurgie, les formations actuelles ne couvriraient qu’environ la moitié des besoins en main-d’œuvre qualifiée dans les métiers de la chaudronnerie, de la soudure et de la maintenance à l’horizon 2030.